Que fait Oxfam au Niger ?

En cas de sécheresse, les petits éleveurs sont directement frappés : ils ne peuvent plus fournir suffisamment d’eau à leurs animaux. Oxfam travaille à protéger leurs moyens d’existence face à ce type de crises, notamment en améliorant les échanges entre les communautés qui vivent dans la même zone de transhumance, afin qu’elles soient mieux préparées en case de crise.

Une zone de transhumance clé

Oxfam concentre son action sur le triangle de transhumance entre les départements d’Abalak, Aderbissanat et Bermo. Plusieurs populations se côtoient dans cette zone (éleveurs, bergers, agriculteurs) et elles doivent en partager les ressources limitées. Un équilibre fragile qui vire rapidement à la crise en cas de sècheresse.

En 2013-2014, ce triangle a été frappé par une grave sécheresse qui a causé la perte de plus de 20% des troupeaux de la zone. Les effets de cette crise restent visibles à ce jour, que ce soit sur la santé des troupeaux comme sur les moyens d’existence des populations.

Une action d’urgence pour les plus vulnérables

L’action d’Oxfam  comporte une partie d’aide d’urgence pour  des ménages extrêmement vulnérables, à travers des programmes de « Cash For Work » (travail contre nourriture ou rémunération) pour leur permettre de survivre, notamment en période de soudure, c’est-à-dire entre deux périodes de récolte.

En plus de permettre à ces ménages de survivre, les activités réalisées aident à protéger et restaurer les aires de pâturage existantes, par exemple par l’installation de bandes pare-feu, la plantation d’arbres et la mise en place de système de gestion durable des aires de pâturage restaurées.

Protéger les moyens d’existence des agro-pasteurs

Au-delà des besoins urgents, un deuxième volet de l’action d’Oxfam vise à restaurer et protéger les moyens d’existence des ménages pastoraux vulnérables, c’est-à-dire à faire en sorte qu’ils puissent vivre de leurs troupeaux.

Ces projets prennent la forme de distributions de kits d’animaux (comme des chèvres à multiplier), de renforcement de banques céréalières pour l’alimentation du bétail mais aussi de formations sur l’élevage intensif, l’organisation des transhumances et les soins vétérinaires.

Echanger ensemble et se protéger contre les catastrophes                                            

Enfin le dernier volet de l’action d’Oxfam se concentre sur le renforcement des échanges entre les communautés pour la préparation et la réponse aux crises : réunions mensuelles, diffusion de rapports, équipement de brigades anti feux, partage des bonnes pratiques et enfin élaboration de plans d’actions de réductions des risques et d’adaptation aux changements climatiques. 

Le « système d’alerte précoce », permet notamment aux différentes communautés de partager leurs informations en cas de début de crise. Par exemple, en échangeant sur l’augmentation ou non des prix des denrées alimentaires dans les différents villages ou encore sur les zones de pâturages encore vertes malgré la sècheresse. Un partage essentiel pour renforcer la solidarité en cas de crise.

Ces projets sont réalisés grâce à un financement sur deux ans de la Coopération Belge au développement.