Que fait Oxfam au Mozambique?

Oxfam est active au Mozambique depuis 1978. Aujourd’hui, nous mettons l’accent sur la défense des droits de la population et le plaidoyer. Plus concrètement, nous travaillons sur trois axes : la lutte contre la violence faite aux femmes, le renforcement des organisations paysannes et la garantie de l’accès aux prestations sociales de base.

Le droit de vivre sans violence

Oxfam apporte son soutien à des organisations de femmes ainsi qu’à un département de la police qui travaille sur la lutte contre la violence faite aux femmes. Les Mozambicaines reçoivent un soutien afin de mieux s’informer sur leurs droits. Les organisations et structures qui accueillent et accompagnent les femmes doivent pouvoir offrir de meilleurs services, qu’il s’agisse de services d’accueils, de la police, des hôpitaux ou des structures veillant à l’application de la législation.

Afin d’assurer la cohérence de son approche et de mettre en place un changement durable, Oxfam pourvoit à la formation des assistants sociaux. Les collaborateurs des organisations et institutions doivent être en mesure de participer au dialogue pour mieux défendre les intérêts des victimes. Il est également nécessaire que les causes des discriminations soient suffisamment connues. C’est pourquoi le soutien à la recherche et à la collaboration entre organisations et institutions à tous les niveaux est une nécessité absolue.

Équilibre entre hommes et femmes

Du point de vue socio-économique et politique, les femmes mozambicaines sont en situation de grande faiblesse. Chaque programme d’Oxfam contient dès lors une approche sexospécifique. Les résultats des actions sont analysés sur la base de critères de genre et lors des choix stratégiques, l’aspect du genre est pris en considération car les mégaprojets peuvent entraîner une dynamique sociale une propre qui peut nuire à l’égalité des genres. Par exemple, les produits fabriqués par des femmes se vendent moins facilement, et les femmes sont souvent exclues des activités commerciales. Elles ont aussi un accès plus difficile à la terre et aux matières premières et un contrôle plus restreint sur ces ressources.

S’organiser pour des moyens de subsistance durables

Nous aidons les organisations paysannes à fédérer leurs forces pour que les paysans réussissent à assurer leurs terres et leurs revenus. Oxfam met à disposition aussi bien des moyens financiers que des formations, notamment dans le domaine de la gestion des budgets et de l’amélioration des rendements. En adhérant à une organisation les paysans sont également impliqués dans des discussions avec le secteur privé et les autorités et peuvent faire valoir leurs intérêts. Ce faisant, ils obtiennent un contrôle accru de la terre et des matières premières dont ils ont besoin pour survivre.

Ensemble pour réclamer des services de base

Chacun doit pouvoir disposer d’une quantité suffisante d’eau potable et de soins de santé de base. Au Mozambique, ces services de base sont régis par la loi, mais dans la pratique, beaucoup de personnes en sont exclues. Du fait de la grande pauvreté et de moyens de subsistance très limités, elles ne peuvent saisir leur chance dans le domaine de l’éducation. Les mères doivent souvent renoncer à des soins de santé élémentaires. La population est illettrée et ne connaît pas ses droits. 

Oxfam développe une action pour renforcer des organisations paysannes, des groupes de femmes et d’autres partenaires qui donnent ainsi naissance à un réseau où ils apprennent les uns des autres et parlent d’une seule voix, tant aux niveaux local que régional et national. Oxfam met à disposition son expérience et son soutien financier afin de faciliter ce processus. Elle encourage les organisations à exercer un contrôle sur les autorités, les sociétés privées et les donateurs et à les appeler à prendre leurs responsabilités. En effet, pour le moment la population mozambicaine n’est que peu consultée, le budget est flou, le parlement est faible et le système judiciaire est peu performant.