Votez pour le pire lobby de l’UE !

Des milliers de lobbyistes hantent les coulisses du pouvoir à Bruxelles. Beaucoup d’entre eux opèrent dans l’ombre et n’hésitent pas à utiliser des méthodes douteuses. A vous de voter pour les lobbys d’entreprises qui contribuent le plus à bloquer les progrès sur le dossier climat !
C’est bien connu, les grandes entreprises financent de puissants lobbys qui œuvrent pour leurs intérêts au sein de l’Union européenne. Ces groupes de pression n’hésitent pas à utiliser des manœuvres sournoises pour atteindre leur but. Leur travail a jusqu’à présent su assurer aux entreprises de pouvoir poursuivre leurs agissements lucratifs aux dépens de régulations en faveur de la préservation du climat. Le profit d’abord, et après seulement les gens et la planète !
A vous d’agir !
Si ces modes de pression malsains vous inquiètent ou vous révoltent, sachez que vous pouvez les dénoncer ! En effet, cette année, le « Worst EU Lobbying Awards » (le Prix du Pire Lobbying de l’UE) sera décerné dans deux catégories : le climat et la finance.
Oxfam s’associe à l’action de Corporate Europe Observatory, Friends of the Earth Europe, Lobby Control et Spinwatch pour dénoncer les pratiques des trois entreprises nominées dans la catégorie climat. Il s’agit d’Arcelor-Mittal, Business Europe et RWE (npower). Toutes trois méritent ce prix pour avoir efficacement bloqué l’adoption de réglementations européennes ambitieuses et efficaces dans la lutte contre les changements climatiques. En outre, elles se démènent pour que l’UE n’adopte pas d’objectifs plus importants de réductions de ses émissions de GES (gaz à effet de serre).
Des arguments bateau
Mais ces lauréates ne sont pas les seules à exercer leurs talents. Selon un nouveau rapport publié par le Réseau Action Climat, plusieurs grands noms de l’industrie européenne auraient également financé des sénateurs américains climato-sceptiques. Parmi ceux-ci, on retrouve entre autres GDF-Suez, Bayer, Solvay, Lafarge, Arcelor-Mittal, BP…
Ces grandes entreprises européennes utilisent un discours alarmiste ; d’après elles, si l’UE revoyait ses objectifs de réduction d’émissions à la hausse (de 20% à 30%), cela occasionnerait des baisses de production et menacerait donc l’emploi.
D’autres études indiquent pourtant qu’en réalité, si l’Europe se fixe un objectif de réduction d’au moins 30%, cela aurait plutôt des effets bénéfiques pour son économie.
Ce qui est en jeu
Si l’UE adopte un objectif de réduction plus ambitieux, elle accroîtrait également sa crédibilité lors des négociations internationales sur le climat. Elle pourrait ainsi encourager les leaders mondiaux à parvenir enfin à un accord équitable, ambitieux et contraignant au niveau mondial. Cet accord est indispensable pour enrayer les changements climatiques qui bouleversent déjà la vie de millions d’habitants des pays en voie de développement et qui ne manqueront pas non plus de faire des ravages en Europe.
L’urgence est là : si on veut pouvoir encore stabiliser les températures à un niveau de sécurité, il faut que le pic pétrolier* soit atteint avant 2015. Pour y arriver, il faut que les pays industrialisés réduisent leurs émissions d’au moins 40 % en moyenne d’ici 2020. Et ce sera impossible si les entreprises et leurs lobbys continuent à freiner tout effort en ce sens.
Avec vos votes, Lobby-Cleaner veut faire un grand nettoyage dans les couloirs de l’UE ! Elle-même un lobby, Lobby-Cleaner s’est en effet donnée pour mission de dénoncer les pratiques douteuses des groupes de pression et de discréditer les lobbys des grandes entreprises auprès des décideurs européens.
* Le pic pétrolier désigne le moment où la production mondiale de pétrole plafonnera puis commencera à décliner du fait de l’épuisement des réserves exploitables.


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