Vivre de l’agriculture au Mozambique

Ton Rulkens, gestionnaire de projet pour Oxfam au Mozambique, est parti à la rencontre des agriculteurs du district de Ancuabe. Voici quelques-uns des témoignages qu’il a recueilli.
Une éducation pour ses enfants
Julieta Muitia (36 ans) est présidente de l’association paysanne ’7 de Setembro’ à Mesa, un village du district de Ancuabe, dans le Nord du Mozambique. Elle améliore son quotidien en fabriquant des pots traditionnels en terre glaise. Cette rentrée d’argent supplémentaire est indispensables, car son activité quotidienne sur les champs, bien que très difficile et fatigante, ne lui permet pas de nourrir toute sa famille.
Julieta doit également s’occuper de ses sept enfants ainsi que des tâches ménagères. Elle est la seule femme de son époux, une situation assez exceptionnelle dans cette partie du pays, où la plupart des familles se composent d’un époux mais de plusieurs femmes.
Quel est son rêve ? Julieta espère, grâce aux revenus de la vente de ses pots et des produits qu’elle cultive sur son lopin de terre, gagner suffisamment d’argent pour envoyer ses sept enfants à l’école.
Des pots, des assiettes et une radio
Helena Ntancala est une paysanne de 43 ans. Elle vit à Nankumi et fait partie de la section des femmes de l’organisation paysanne de Ancuab, au sein de laquelle elle fait également partie de la direction. Vivre de la terre au Mozambique n’est pas chose facile : tout le travail doit se faire manuellement, et il n’y a pas assez d’argent pour acheter des intrants.Ces dernières années, les pluies sont devenues très imprévisibles. Il pleut parfois trop, et parfois pas assez. Mais Helena doit également se battre contre les singes, les pintades sauvages et les rats qui s’attaquent à ses maigres récoltes.
Des crédits agricoles plus risqués à cause des changements climatiques
Xavier Francisco (28 ans) dirige la commission des jeunes de l’organisation paysanne du district de Ancuabe. Il déborde d’ambition ! Il veut tout d’abord obtenir son permis de conduire, et ensuite suivre une formation en agriculture à l’école secondaire de Bilibiza, pour pouvoir pratiquer l’agriculture de façon plus rationnelle et commerciale.Ton Rulkens, gestionnaire de projet pour Oxfam dans le Nord du Mozambique
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