Un an après le tsunami, un retour rapide des revenus de base

Un an après le tsunami, plus de la moitié des personnes ont recommencé à travailler et l’économie est rapidement revenue à la normale. Voici ce qui ressort du nouveau rapport d’Oxfam International, intitulé ‘Retour au travail’.
Le nouveau rapport ‘Back to work’ (Retour au travail) contient une analyse selon laquelle 60% des personnes qui avaient perdu leur travail, gagnent à nouveau des revenus de base. D’après une évaluation, 85% des emplois seront reconstruits d’ici la fin 2006.
Le rapport montre également que :
84% des bateaux de pêche détruits au Sri Lanka seront réparés ou remplacés. A Aceh, quasiment 70% des bateaux endommagés ont été réparés ou reconstruits ;
au mois d’août, la pêche avait déjà atteint 70% de son niveau économique antérieur à la catastrophe, alors que celui-ci avait diminué de 95% ;
des milliers d’hectares ont été désalinisés, des plantes résistantes au sel ont été plantées et les agriculteurs ont déjà engrangé de bonnes récoltes.
Une étude auprès d’un certain nombre de communautés a montré que les populations touchées par la catastrophe voyaient souvent la reconstruction de leurs moyens de subsistance comme une priorité, devançant même la construction d’un toit au-dessus de leur tête.
« Un an après le tsunami, plus de la moitié des personnes qui s’étaient retrouvées sans abri sont retournées travailler, la majorité des bateaux endommagés ont été réparés et des milliers d’hectares de terres cultivables ont été nettoyés et cultivés à nouveau."
"Il va de soi qu’il reste encore un certain nombre de problèmes à résoudre et nous avons toujours besoin d’aide pour assurer les progrès déjà réalisés. Mais, grâce à la très grande générosité du public et à la détermination des populations locales, la reconstruction des moyens de subsistance des victimes a été un des aspects les plus impressionnants de toute l’opération d’aide d’urgence », a déclaré Stefaan Declercq, secrétaire général d’Oxfam-Solidarité.
Selon le rapport « Retour au travail », dans les pays touchés, les énormes dégâts occasionnés à l’économie ont plongé presque deux millions de personnes dans une pauvreté profonde.
Un million d’emplois ont été perdus suite au tsunami.
64.000 hectares de terres cultivables ont été endommagées et polluées. C’est la superficie de 160.000 terrains de foot.
A Aceh, le chômage a terriblement progressé. On est passé de 7 % de chômage avant le tsunami à 33 %. Dans la région touchée au Sri Lanka, le chômage est passé de 9 à 20%.
Les gens n’ont pas perdu que leur travail, ils ont aussi perdu leurs biens, leur argent, leurs bijoux, leurs terres.
Les personnes les plus touchées sont les communautés de pêcheurs, les petits agriculteurs, les ouvriers, les petits indépendants et le secteur touristique.
65% de la flotte de pêche au Sri Lanka et 10 des 12 ports de pêche ont été détruits. A Aceh, 70% des bateaux de pêche ont été perdus. En Inde, 70.000 bateaux ont été détruits ou ont été endommagés.
"Un an après le tsunami, nous pouvons constater une réhabilitation impressionnante. Les gens sont retournés au travail, nous avons pu veiller à ce qu’ils retrouvent un revenu et donc qu’ils puissent reconstruire leur propre avenir. Pour le traitement du traumatisme, c’était une condition essentielle."
"Beaucoup de choses doivent encore être faites, et les grandes difficultés ne sont pas encore hors des pieds, mais beaucoup a déjà été réalisé dans la voie de la réhabilitation", explique Stefaan Declercq, secrétaire général d’Oxfam-Solidarité.
Oxfam a utilisé la plus grande partie de l’argent - à savoir 22,5 millions euros dans les neuf premiers mois pour aider les gens à retrouver un revenu de base. En collaborant avec d’autres organisations, 375.000 gens ont pu se remettre au travail. Les premières interventions sur lesquelles la plupart des organisations ont collaboré à une échelle plus large que prévue étaient des activités appelées « argent contre travail » : les bénéficiaires ont été payés pour l’exécution de travail de base comme la désalinisation des terres cultivables et l’enlèvement des débris, la construction de maisons et l’ensevelissement des morts. Grâce à ce travail, les bénéficiaires ont de nouveau eu plus de possibilités, ils ont eu le contrôle sur leurs propres options et cela a aidé à stimuler l’économie .
Selon le rapport, le programme « argent contre travail » est destiné à ramener les gens dans une certaine routine, afin de rétablir la situation ordinaire et les aider à surmonter le traumatisme du tsunami.
Le rapport indique un nombre persistant de problèmes :
il faudra attendre entre deux et cinq ans pour que les sols retrouvent leur entière productivité ;
dans certains cas, la communauté de pêcheur a reçu un coin de terre trop éloigné de la mer pour pouvoir continuer à pêcher ;
le manque d’accès aux marchés pour les communautés locales reste problématique ;
il faut veiller en permanence à ce que l’attribution de l’aide ne soit pas dirigée uniquement vers les activités les plus évidentes.
Tout comme d’autres organisations, Oxfam a octroyé des petits prêts pour démarrer de petites sociétés et remplacer l’infrastructure. Une partie importante de ce programme est destiné aux femmes car, au cours des actions d’aide, elles peuvent être négligées alors que leur travail aide souvent la famille au moment de la saisons creuse pour l’agriculture, le tourisme ou la pêche.
A noter :
Après le tsunami, Oxfam International est venue en aide à 1,8 million de personnes.
Pour du matériel vidéo et des interviews :
Stefaan Declercq, secrétaire général d’Oxfam-Solidarité
tél : 02-501 67 08 — stefaan.declercq (at) oxfamsol.be
Eric Remacle, gestionaire du programme tsunami
Tél. 02-501 67 00 — gsm : 0485-740 047 — eric.remacle (at) oxfamsol.be
- Rapport Livelihoods FR (PDF - 169 ko)


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