Tsunami

31 mai 2005

Tsunami : le plus vaste projet d’aide humanitaire jamais entrepris par Oxfam

L’ampleur de la destruction occasionnée par le tsunami et la réponse extraordinaire du public ont fait de cette catastrophe naturelle le plus vaste projet d’aide humanitaire de l’histoire d’Oxfam. C’est ce qui ressort du premier rapport trimestriel publié à la fin de ce mois de mai.

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Oxfam International Tsunami Fund Quarterly Report
du 26 décembre 2004 au 31 mars 2005 (version anglaise)

Le rapport révèle qu’au cours des trois premiers mois après le tsunami, Oxfam International est venue en aide à plus d’un million de personnes. L’organisation dispose actuellement d’un fonds qui dépasse les 250 millions de dollars. Du jamais vu dans l’histoire d’Oxfam. Pour rappel, lors d’une crise humanitaire, l’organisation combine trois approches : l’aide d’urgence, la réhabilitation et le reconstruction. Dans le cadre du tsunami, l’aide d’Oxfam a été de plusieurs natures : de la distribution de kits d’hygiène aux survivants juste après la catastrophe en Indonésie, jusqu’à l’aide à la reconstruction de maisons au Sri Lanka, en passant par la mise au travail des rescapés.

« Pour une fois, l’ampleur de la réponse reflète celle de la catastrophe. Et ce que nous avons réussi à accomplir à ce jour a été rendu possible grâce à la générosité sans précédent des populations à travers le monde », affirme Stefaan Declercq, directeur général d’Oxfam-Solidarité.

En même temps que son rapport trimestriel, Oxfam fait connaître son plan d’action pour cinq ans. Au cours de ces années, le fonds d’Oxfam pour les victimes du tsunami affectera 250 millions de dollars au programme de « reconstruction plus » dans sept pays touchés par le cataclysme.

« Notre programme de reconstruction à moyen et long termes vise à donner aux gens la possibilité d’améliorer leurs conditions comparativement à la pauvreté qui sévissait avant le tsunami », ajoute Stefaan Declercq.

Oxfam International a créé un Fonds Tsunami pour coordonner les programmes d’aide et offrir au public la transparence nécessaire pour voir à quoi l’argent est consacré.

À la fin mars, Oxfam International avait déboursé plus de 26,6 millions de dollars dans sept pays touchés par le tsunami. Presque 95% du Fonds Tsunami sera consacré directement aux programmes humanitaires. « Ces programmes ont sauvé des milliers de vies et aident actuellement plus d’un million de personnes à subvenir à leurs besoins fondamentaux, à retourner au travail et à reconstruire leurs collectivités. Oxfam prévoit de dépenser 80 millions de dollars en 2005 », ajoute S. Declercq. « Nous faisons connaître nos résultats via un rapport financier pour que le public sache que l’argent qu’il a donné sauve et reconstruit des vies. Il s’agit du plus important projet d’aide humanitaire, et il est important de faire savoir au monde entier qu’Oxfam est responsable et transparente envers les donateurs et les bénéficiaires. »

La phase de reconstruction sera certes longue, mais les progrès sont notables. Au Sri Lanka, par exemple, Oxfam International aide actuellement 430.000 personnes. 9,8 millions de dollars ont été affectés à des travaux d’assainissement et d’approvisionnement en eau potable tout en aidant les gens à retourner au travail et à reconstruire leurs collectivités. Plus de 22.600 hommes et femmes ont pris part au programme « cash for work » (argent contre travail) et à d’autres activités rémunératrices, tandis que 400 enfants ont reçu le matériel scolaire dont ils avaient besoin pour reprendre le chemin de l’école.

En Indonésie, Oxfam International a atteint quelque 139.000 personnes. Presque 30.000 hommes et femmes ont participé aux programmes « cash for work » dirigés par leur propre communauté pour le nettoyage des villages, l’évacuation de l’eau de mer des terres agricoles, la plantation de semis de palétuviers et la construction de maisons communes. Oxfam est aussi venue en aide à 520.000 personnes dans le sud de l’Inde et a octroyé 5 millions de dollars de son budget de cinq ans pour aider les gens à se remettre sur pied.

Dans son programme, Oxfam consacre une attention supplémentaire aux besoins des femmes parce que l’inégalité est encore souvent renforcée dans les situations d’urgence. Lors de la construction d’habitations temporaires par exemple, l’avis des femmes et des hommes est recueilli. Ainsi, dans la mesure du possible, un espace dont les femmes peuvent disposer pour faire de petits travaux rémunérateurs est prévu dans les maisons. Les femmes sont impliquées au maximum dans les activités « cash for work » pour qu’au moins la moitié des participants soient des femmes.

« Malgré le deuil et la destruction engendrés par ce cataclysme naturel, la reconstruction peut donner l’occasion de lutter contre la pauvreté et de rétablir la dignité. Du point de vue psychologique, il est important que les familles soient en mesure de planifier leur avenir. Les programmes de logement et de subsistance d’Oxfam aident les familles à se remettre sur pied en les faisant participer aux décisions clés sur leur avenir », conclut Stefaan Declercq.

Plus d’informations :
- Chantal Nijssen, responsable communication d’Oxfam-Solidarité. Tél. 02.501.67.62 - e-mail : chantal.nijssen@oxfamsol.be

· Lire le rapport complet (version anglaise)