Tsunami

28 mai 2008

Tsunami : bilan d’Oxfam en 2007

Beaucoup de choses ont été réalisées dans les pays touchés par le raz-de-marée qui a ravagé les côtes de l’Asie du Sud en décembre 2004. Trois ans après la catastrophe, Oxfam International publie son troisième rapport annuel sur la gestion de la catastrophe. Résumé des activités.

Comme le souligne ce rapport, la plupart de ceux et celles ayant perdu leur habitation ont désormais une maison et sont de retour au travail. Cette situation a été rendue possible par les importantes sommes d’argent récoltées suite à la catastrophe. A l’occasion du tsunami, Oxfam a reçu plus de dons que jamais pour une seule catastrophe. Planifiées sur quatre ans, ces dépenses se déroulent dans le respect de ce qui fut annoncé. Et aux trois quarts du chemin parcouru, Oxfam est fière du travail accompli.

Fière, car les sommes énormes récoltées continuent aujourd’hui de faire une immense différence dans la vie des populations affectées. Les programmes de reconstruction d’Oxfam International ont pour le moment bénéficié à près de 2.307.000 personnes. Oxfam a collaboré très étroitement avec les organisations locales pour s’assurer que la gestion financière des projets était adéquate. Durant l’ensemble de son action, Oxfam s’est en outre efforcée d’améliorer la qualité de ses programmes et d’impliquer toujours plus les communautés dans la programmation et la mise en œuvre des projets, de sorte qu’elles puissent continuer à être actives après notre départ.

Les fonds alloués ont aussi permis de consacrer de l’argent pour la recherche, le suivi et l’évaluation des actions entreprises. Parmi les leçon tirées de cette analyse, Oxfam s’est notamment rendu compte qu’elle devait davantage travailler sur la réduction des risques liés aux désastres. En effet, de plus en plus de catastrophes naturelles auront lieu à l’avenir du fait du réchauffement climatique. En travaillant avec les autorités nationales et locales, Oxfam a également visé à ce que les acquis obtenus lors de l’intervention (promotion du genre, réduction de risques liés au désastre…) ne soient pas perdus à l’avenir.

Quelques aspects financiers

Recettes

- Le montant des recettes s’élève à $294 millions (dont 92% ont été effectivement reçus, 8% devant encore être versés par certains États et sous forme d’intérêts bancaires).
- 2/3 des recettes ont été perçues durant les 12 premiers mois de la catastrophe.
- Au total, 87% des recettes proviennent du grand public, contrairement à ce qui se passe généralement dans d’autres situations d’urgence où les fonds proviennent en majorité d’institutions telles que l’UE ou l’ONU.

Dépenses

- Au 1er octobre 2007, 78% du budget total (soit $220 millions) avaient été dépensés.
- La plus grande priorité d’Oxfam est de clôturer le programme tsunami de la manière la plus durable et responsable possible. Cela sous-entend une éventuelle prolongation des dépenses jusqu’en 2009. Le suivi et les évaluations continueront jusqu’à la fin des projets. De plus, il est important de signaler que les projets de micro-finance continueront après l’achèvement du programme tsunami.
- 94% des fonds ont été dépensés dans les trois pays les plus touchés : Indonésie, Sri Lanka et Inde. Les autres pays d’intervention sont la Somalie, la Birmanie, la Thaïlande et la Maldives.
- La restauration des moyens de subsistance constitue le plus large secteur de dépenses avec près d’un tiers de celles-ci.
- Initialement les coûts administratifs étaient évalués à 10%. Trois ans plus tard, Oxfam les a réévalués à 6%.
- Pour le moment, Oxfam et les organisations partenaires ont soutenu plus de 2 millions de victimes dans 7 pays.


L’action d’Oxfam-Solidarité

Si le programme d’Oxfam International durera jusque fin 2008, celui d’Oxfam-Solidarité sera quant à lui conclu en cette fin d’année 2007.

L’intervention tsunami d’Oxfam-Solidarité en quelques chiffres :
- Montant récolté : 5,4 millions d’euros, dont 90% ont été alloués au programme d’Oxfam International.
- ONGs partenaire : 8
- Pays d’action : 4

Avec ses partenaires, Oxfam-Solidarité a directement mis en oeuvre des projets de réhabilitation et de reconstruction en Inde, en Thaïlande et au Sri Lanka pendant ces trois dernières années.

- En Inde, nous avons travaillé avec l’organisation AREDS pour former des femmes à des activités rémunératrices liées à la couture et à la décoration. Avec l’organisation Volontariat, nous avons assuré la reconstruction d’un centre de travail pour handicapés au Tamil Nadu.

- Au Sri Lanka, nous avons mis en oeuvre avec deux de nos partenaires (FTZ et Green Movement) des programmes dont les activités principales étaient liées à la distribution d’eau potable, la construction de maisons, de puits et d’écoles, la sensibilisation à l’hygiène et au soutien financier d’activités génératrices de revenus.

- En Thaïlande, parallèlement au projet lié à la restauration des moyens de subsistance, nous avons participé à un programme de plaidoyer en faveur d’un accès équitable et durable à la terre pour les agriculteurs et les pêcheurs victimes du tsunami.

- En Indonésie, nous avons soutenu en 2005 une conférence rassemblant des dizaines d’ONG, d’institutions et d’organisations d’agriculteurs et de pêcheurs destinée à coordonner les efforts entrepris, à assurer les droits élémentaires des victimes du tsunami et à échanger diverses informations nécessaires pour rendre le travail de reconstruction plus efficace, équitable et durable.


L’action d’Oxfam International

INDONESIE

SRI LANKA

INDE

BIRMANIE

THAÏLANDE

SOMALIE


Plus d’informations :
- Nicolas Casale, gestionnaire de programme tsunami au sein d’Oxfam-Solidarité — tél. 02 501 67 72 — nca(at)oxfamsol.be
- Le rapport complet d’Oxfam International

  • (PDF - 1 Mo)