Séisme au Chili : l’équipe d’Oxfam évalue les dégâts

Le 27 février, un tremblement de terre d’une magnitude de 8,8 sur l’échelle de Richter a frappé 5 régions du Chili. L’équipe humanitaire d’Oxfam est arrivée le 2 mars pour évaluer les besoins des populations affectées.
Les régions de Maule et Bíobío, au sud du pays, semblent avoir été les plus touchées. À Maule, 500 morts ont déjà été recensés et ce chiffre pourrait être revu à la hausse à cause du tsunami qui a suivi quelques minutes après le séisme.
Les heures et les jours qui ont suivi la catastrophe ont vu des milliers de familles quitter leur maison pour aller vivre dans les hauteurs. Plus de 100 secousses ont été enregistrées depuis le tremblement de terre de samedi.
Oxfam est sur place
Cinq experts d’Oxfam – des ingénieurs et logisticiens spécialistes de l’eau – se sont rendus à Concepción, à 300 kilomètres de la capitale, pour évaluer les besoins, notamment en matière d’accès à l’eau propre et potable et aux installations sanitaires. L’équipe évalue également si Oxfam doit fournir des abris provisoires.
Oxfam pourra faire parvenir du matériel de première nécessité – des couvertures, des seaux d’eau et des filtres à eau – depuis un de ses entrepôts situé au en Bolivie. Á son arrivée, le matériel sera pris en charge par des organisations partenaires pour être distribué selon les besoins les plus criants.
Ne pas oublier les zones rurales
« Nous sommes les yeux et les oreilles d’Oxfam sur le terrain », explique Charlie Rowley, chef de l’équipe d’évaluation d’Oxfam au Chili. « Il est encore tôt mais nous sommes là pour voir ce que nous pouvons faire pour aider ces gens qui ont vu leur vie bouleversée par la catastrophe. Nous sommes surtout inquiets pour tous ceux et celles qui vivent dans les zones rurales isolées, qui ont moins de chances de recevoir une assistance immédiate. »
L’équipe d’Oxfam en Amérique latine s’est entretenue avec ses partenaires chiliens pour obtenir les informations les plus précises quant à l’étendue des dégâts – surtout dans les zones rurales plus difficiles d’accès. Il faudra attendre la fin de l’évaluation initiale pour connaître le rôle exact qu’Oxfam va jouer dans la phase d’intervention d’urgence.
Les partenaires d’Oxfam touchés
Oxfam-Magasins du monde et Oxfam-Wereldwinkels collaborent avec plusieurs partenaires au Chili, actifs dans la production de vin, de papaye, de miel, d’ail, de bijoux artisanaux... Des nouvelles de ces partenaires arrivent au compte-gouttes. Certains vivent dans les régions les plus touchées près de la ville Talca ou de la côte.
Pueblos del Sur est une fédération d’artisans partenaire d’Oxfam-Magasins du monde. Elle regroupe, à Santiago et dans plusieurs régions du pays, de nombreuses petites entreprises familiales et plusieurs groupes d’artisans, tous issus de milieux défavorisés. Pueblos del Sur vise à leur procurer de l’emploi tout en les aidant à gagner leur autonomie. L’équipe du siège (à Santiago) va bien et leur bâtiment n’a pas subi de dégâts. Mais ils sont sans nouvelles des quelque 180 producteurs du fait de la rupture des communications. La responsable est partie sur le terrain pour se rendre compte directement et tenter d’avoir des nouvelles des artisans.
Aaron Duyck, d’Oxfam-Wereldwinkels, a quant à lui atterri à Concepción peu avant le tremblement de terre et s’est rendu directement vers le sud, à Puerto Mont. Il est indemne et tente d’obtenir des nouvelles des partenaires d’Oxfam.
Plus d’infos :
Marijke Moyson, responsable presse d’Oxfam-Wereldwinkels, 0497 520 154
En savoir plus sur les partenaires d’Oxfam : www.omdm.be/chili/index.html et www.oww.be/aardbevingchili


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