Protéger les droits des travailleurs
L’industrialisation rapide au Vietnam a attiré plus d’investisseurs étrangers que jamais. Mais les travailleurs vietnamiens restent souvent extrêmement mal payés, n’ont pas de contrats, doivent travailler dans de mauvaises conditions et sont forcés à fournir des heures supplémentaires.
Le Vietnam veut se faire une place dans l’économie mondiale en attirant les investisseurs étrangers. Actuellement, 300 des 500 plus grosses multinationales sont actives dans le pays. Et ne respectent bien souvent pas les droits des travailleurs. Se frotter au secteur privé est un problème nouveau au Vietnam, et de ce fait les travailleurs et travailleuses subissent souvent des conditions épouvantables.
Que fait Oxfam-Solidarité ?
Oxfam-Solidarité soutient des membres de la Confédération Générale Vietnamienne du Travail (CGVT). Cette organisation de masse a un objectif clair : défendre les intérêts des travailleurs. Traditionnellement, la CGVT était surtout forte dans les entreprises publiques.
Etant donné l’industrialisation extrêmement rapide, la confédération n’a pas eu facile pour adapter sa méthode de travail au secteur privé. Les membres de la CGVT ne savent pas exactement comment opérer dans une multinationale et comment ils peuvent réussir à faire respecter la loi par une telle société.
Oxfam veut soutenir les unions syndicales pour renforcer le pouvoir des syndicats. De cette façon, ces derniers peuvent veiller au respect des droits du travail. Cela nécessite de mettre en place des ateliers, d’assurer l’échange et la formation des membres des syndicats. Mais aussi de fournir de l’information sur les mécanismes des marchés internationaux, sur la législation du travail et sur les négociations avec les chefs d’entreprises. Ce processus a débuté dans la province de Nghe An avec le soutien d’Oxfam-Solidarité à l’Union provinciale des syndicats. Assurer une bonne organisation des travailleurs et exercer une pression par l’entretien de relations internationales sont des éléments fondamentaux pour obtenir de meilleurs conditions de travail.
A côté de cela, Oxfam-Solidarité travaille aussi avec l’Institut National pour la Protection du Travail (INPT), une section de la CGVT qui mène principalement des études sur la sécurité et la santé sur les lieux de travail, et qui soutient les sections locales de la CGVT pour résoudre ces problèmes. La collaboration avec le réseau régional ANROAV les renforce dans ces actions, surtout lorsqu’il s’agit de mettre en avant la responsabilité des employeurs.


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