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Changements climatiques

12 décembre 2008

Poznan : une réelle avancée est nécessaire

A l’heure où les ministres arrivent au sommet de Poznan sur le changement climatique, Oxfam appelle ceux-ci à donner un nouvel élan aux négociations en vue du sommet de Copenhague en 2009.

“Les négociations à l’ONU pour une réduction des émissions au-delà de 2012 ne progressent que très lentement”, affirme Brigitte Gloire au nom d’Oxfam-Solidarité. “Poznan était censé être un tremplin pour la conclusion d’un accord ambitieux à Copenhague mais les négociations piétinent”.

On est loin des avancées rapides attendues dans le prolongement de la conférence de l’année dernière à Bali. Aucun progrès n’est à noter sur les questions fondamentales : un projet durable, des objectifs clairs, la garantie du financement et les technologies propres.

"Nous sommes confrontés à la suffisance des négociateurs", poursuit Brigitte Gloire. "Il ne reste que peu de temps aux ministres pour prendre des décisions fortes qui feront avancer les choses".

Il faut agir maintenant
Yvo de Boer, le Secrétaire exécutif de la Convention, a soumis six questions aux ministres pour guider les discussions du jeudi 11. Des réponses appropriées à ces questions - basées sur la science et l’équité - représenteraient un pas important. Il est donc encore possible de conclure le sommet de Poznan sur un bilan positif. Consultez les réponses qu’Oxfam apporterait aux six questions posées aux ministres.

Oxfam met surtout l’accent sur la nécessité de progresser sur le thème de l’adaptation au changement climatique. Les pays du Sud doivent impérativement être soutenus dans leurs efforts d’adaptation à ces changements brutaux.

Une question de moyens financiers
Les différents éléments pour parvenir à un accord sont connus :
- la constitution d’un fonds pour l’adaptation
- la mise en place d’un programme d’action
- et le plus important, le déblocage de moyens suffisants pour parer aux besoins les plus pressants.

Ce dernier point constitue apparemment une pierre d’achoppement pour les négociateurs, mais rien ne pourra être entrepris sans ces moyens financiers pour sauver des millions de vies.

"Les ministres pourraient clôturer la conférence de Poznan par un accord sur l’adaptation. C’est ce qu’attendent les populations du Sud, elles qui sont le plus touchées par les effets du changement climatique. Mais les négociateurs européens et ceux des autres pays riches ont refusé les propositions de financement pourtant raisonnables qui se trouvaient sur la table."

"Il est inacceptable que les ministres présents laissent les pays du Sud sur le carreau", conclut Brigitte Gloire. "Il faut maintenant poser des actes forts et débloquer des moyens disponibles dès la signature de l’accord de Copenhague à la fin de l’année 2009."

Plus d’info :
- Brigitte Gloire, Oxfam-Solidarité, à Poznan jusqu’au 12 décembre.
Tél. : +32 (0) 494 588 606 — brigitte.gloire@gmail.be
- Le rapport "Climat, pauvreté et justice"
- L’action internationale www.coalitionclimat.be