Médias

8 novembre 2004

Populations civiles prises en otage au Darfour

Oxfam est préoccupée par l’insécurité persistante au Darfour (Soudan) et particulièrement par le sort de plus de cent mille personnes, de facto prises en otage par des milices armées au Darfour occidental.

Du personnel humanitaire d’Oxfam s’est rendu récemment encore dans des zones du Darfour occidental où une violence accrue et la présence de milices armées empêchent les gens de quitter les camps et les villages. Femmes et jeunes filles qui osent s’éloigner un peu trop, sont victimes de violence extrême, comme de coups, d’enlèvement ou de viol. Si des hommes sortent de la protection des camps, ils risquent la mort. Selon la population terrorisée, ni la police ni l’armée gouvernementale ne sont en mesure de les protéger contre ces attaques terribles.

“Il est clair que les conditions de sécurité se sont aggravées dans plusieurs régions”, observe Adrian McIntyre, porte-parole d’Oxfam au Darfour. “La présence de milices et de groupes armés ne constitue pas seulement une menace pour des dizaines de milliers de personnes déplacées, mais fait également peur aux résidants de ces lieux. Il leur est devenu quasi impossible d’avoir accès à leur production agricole à moins d’un kilomètre en dehors du village.”

Plus de six mois après le cessez-le-feu, les civils sont restés sans interruption la cible des milices organisées et de groupes armées. Attaques des villages, banditisme organisé et combats entre forces gouvernementales et rebelles ont repris de plus belle maintenant que la saison des pluies se termine.

Oxfam se félicite de l’annonce de l’envoi d’un millier d’observateurs supplémentaires de l’Union Africaine au Darfour pour la vérification du cessez-le-feu et pour la protection de la population civile. Cependant, Oxfam insiste sur l’urgence de la situation, en ce qui concerne les populations au Darfour occidental, que l’on peut considérer comme des otages ou des prisonniers. Les forces africaines supplémentaires devraient être déployées immédiatement dans cette région.

Oxfam demande à la communauté internationale de concrétiser sans délai ses engagements et de libérer des moyens financiers supplémentaires pour soutenir la mission de l’Union africaine, au niveau logistique, du transport et des communications.

Si vous souhaitez parler à Adrian McIntyre, porte-parole d’ Oxfam au Darfour, vous pouvez nous contacter pour obtenir ses coordonnées.

Contact Erik Todts ++32 2 5016703 (direct)- ++32 476 982404 (mob/gsm)