Oxfam demande une enquête indépendante sur les violences au Sahara occidental

Oxfam déplore le manque d’action de la communauté internationale suite aux récentes violences et violations des droits de l’homme au Sahara occidental. Elle demande dès lors une enquête indépendante.
Le Maroc contrôle depuis 1975 le territoire du Sahara occidental et y a stationné des milliers de troupes. Depuis début octobre, quelque 10.000 à 20.000 Sahraouis ont quitté la ville principale du Sahara occidental, Layoune, pour dresser un campement hors de la ville ; il s’agit d’un acte de protestation pacifique.
Suite à cette action, des affrontements ont eu lieu entre les forces de sécurité marocaines et les Sahraouis, alors que ces premières avaient commencé à démanteler le camp. Le nombre de morts et de blessés reste incertain. Des organisations de défense des droits de l’homme ont exprimé leur inquiétude concernant le sort des nombreux manifestants arrêtés à la suite de ces événements.
L’organisation internationale Oxfam déplore le manque de volonté politique et d’action de la communauté internationale suite à ces violences et violations des droits de l’homme. Les informations contradictoires sur les violences dans la région soulignent la nécessité d’une enquête indépendante dès que possible afin de clarifier ce qui s’est produit ces dernières semaines au Sahara occidental.
« Le manque d’action de la communauté internationale peut mener à une aggravation de la situation sur place. Nous demandons une enquête sur les événements au Sahara occidental », a déclaré Stefaan Declercq, Secrétaire général d’Oxfam-Solidarité. « Il est également important que le Maroc accorde aux ONG locales et internationales l’accès au territoire, afin qu’elles puissent évaluer la situation et les besoins ».
Entre-temps, la mission des Nations Unies au Sahara occidental, MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental), n’a pas pu rapporter sur ces événements tragiques. En effet, le mandat de la mission de paix ne lui permet pas de suivre la situation en matière de droits de l’homme, ce qui est pourtant une demande exprimée à plusieurs reprises par le passé par Oxfam et des organisations de défense des droits de l’homme. Les efforts en vue d’élargir le mandat de la MINURSO ont été systématiquement bloqués par les alliés du Maroc au Conseil de sécurité, notamment la France.
Oxfam soutient des programmes au Maroc tout comme dans les camps de réfugiés sahraouis près de Tindouf (Algérie) :
Avec ses partenaires locaux au Maroc, Oxfam travaille sur les droits de l’homme et la promotion d’une approche genre et d’une justice économique.
Dans les camps de réfugiés, Oxfam fournit de l’aide humanitaire (aide alimentaire et abris) et coopère avec des partenaires locaux sur les droits de l’homme, en coordination avec d’autres organisations au Sahara occidental.
Contact :
Steven Van Damme, sva(at)oxfamsol.be, +32 485 442 747 (EN, FR, NL)
Alex Therry, ath(at)oxfamsol.be, +32 475 874 129 (ES, FR, EN, NL)
Actions et projets
- Comment se déroule l’aide alimentaire aux Sahraouis ?
- Mieux manger dans les camps sahraouis
- Mieux se loger dans les camps sahraouis
- Aide aux Sahraouis pendant le ramadan
- Aide aux réfugiés sahraouis
- Alimentation et éducation
- Une meilleure infrastructure pour l’aide humanitaire
- Un Cybercafé pour les jeunes Sahraouis
- Pour l’égalité des femmes et des hommes
- Campagne prévention Sida dans les camps de réfugiés
- Aide d’urgence aux réfugiés Sahraouis
- Situation des réfugiés


FR |
Facebook
Twitter
YouTube
Flickr
Newsletter
