Est de l’Afrique

4 août 2011

Ouverture d’un second camp de réfugiés au Kenya ?

La crise des réfugiés dans l’Est de l’Afrique s’aggrave de façon dramatique. Plus de 11 millions de personnes sont affectées. Face à cet exode, Oxfam se réjouit de la promesse d’ouverture d’un deuxième camp au Kenya.

Plus de 1.400 personnes arrivent chaque jour dans le camp de Dadaab au Kenya, en provenance de l’Éthiopie, de la Somalie ou du Sud-Soudan. Construit en 1991 pour accueillir les civils fuyant la guerre en Somalie voisine, il a été prévu pour 90.000 personnes. Entre-temps, ce camp est devenu le plus important du monde, et héberge plus de 380.000 réfugiés. 70.000 autres réfugiés ont également rejoint les camps de Dolo Ado en Éthiopie.

« Femmes et enfants sont sur la route depuis plusieurs jours, voire des semaines. Ils ont dû traverser le désert, braver la faim et faire face aux attaques de brigands et d’animaux sauvages et arrivent ici souvent dans des conditions de fatigue et de malnutrition extrême. Le moins que l’on puisse faire, c’est de garantir qu’il y ait de l’eau, de la nourriture et des soins à dispositions quand ils arrivent », explique Joost van de Lest, responsable d’Oxfam au Kenya.

Ouverture d’un deuxième camp

La construction d’un nouveau camp a été lancée en 2009 par le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations-Unies (UNHCR), après des négociations avec le gouvernement Kényan. Le camp, prévu pour 40.000 personnes, est prêt à accueillir des réfugiés depuis fin 2010. Il est équipé en latrines, en points d’eau et dispose de structures pour délivrer les premiers soins. Il était néanmoins resté fermé, le gouvernement craignant que l’ouverture du camp inciterait un plus grand nombre de réfugiés à passer la frontière, et que ceux-ci ne s’y installent de façon permanente.

Entre-temps, le Premier ministre Kényan Raila Odinga a donné son accord pour l’ouverture prochaine de ce deuxième camp, baptisé Ifo II, et situé non loin de la frontière avec la Somalie. « Bien que nous devions prendre en compte notre propre sécurité, nous ne pouvons tourner le dos à ces réfugiés », a déclaré le Premier ministre. L’UNHCR, en collaboration avec les organisations humanitaires présentes sur le terrain, devrait en assurer la logistique. L’attitude plus que généreuse du Kenya, qui n’a pas hésité à ouvrir ses frontières pour accueillir les réfugiés, se voit donc à nouveau confirmée par la promesse d’ouverture de ce deuxième camp.


Oxfam a besoin de votre aide pour mettre en œuvre ses programmes dans la région, qui viennent en aide à plus de 3 millions de personnes touchées par cette crise. Faites un don et aidez nous à aider !
- en ligne
- sur le numéro de compte IBAN BE37 0000 0000 2828 avec en communication ’9108 - urgence Afrique de l’Est’.


Pour en savoir plus :
- contactez Laurent Bourgeois, 0479 022 902 , lbo(at)oxfamsol.be
- lisez l’article L’Est de l’Afrique en proie à la famine


©Photo Reuters/Noor Khamis - Femme amenant du bois de chauffage dans le camp de Dadaab.