Lutte contre l’exclusion politique des paysans
La moitié de la population péruvienne - soit 13 millions de personnes - vit dans la pauvreté. Si cette situation est souvent imputée au taux de chômage élevé, il existe pourtant une raison plus profonde : une grande partie des Péruviens sont entièrement exclus de la vie politique du pays. Dans les communes, les grands propriétaires terriens et les industriels prennent les décisions, qui vont dans le sens de leurs propres intérêts.
Le Pérou est un pays politiquement centralisé et ethniquement divisé. La grande majorité de la population indigène, les Quechas, travaille la terre sans avoir rien à dire. Les Quechas forment la majorité absolue de la population mais sont considérés comme une menace par l’Etat. L’Etat dispose cependant d’une certaine légitimité politique auprès de ces communautés paysannes. C’est pourquoi il n’y a pas de structures de consultation entre les communes et les communautés paysannes. Ces communautés ne sont pas seulement les victimes d’exclusion politique mais aussi de pauvreté extrême.
Depuis plusieurs années, Oxfam-Solidarité collabore avec Ades Qullana et AMSAT, présentes dans sept municipalités, dans le Sud du Pérou. Ils tentent de favoriser le dialogue entre cent communautés paysannes, ONG et autres mouvements sociaux. L’objectif est de faire participer les paysans à la politique et de donner des formations sur le fonctionnement des structures de concertation. Les thèmes importants à être discutés sont surtout l’enseignement et l’irrigation de l’agriculture. Cette action se place dans la "cuenca", une région près de la rivière Santo Tomas.


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