social

Souveraineté alimentaire

14 avril 2006

La conférence de l’OMC de Hong Kong et la question agricole

« Le Cycle de Développement de Doha est avant tout un Cycle de l’Agriculture ». Voici en une phrase les propos du ministre brésilien Amorim lors de la conférence ministérielle de l’OMC à Hong Kong en décembre 2005.

Au-delà des symboles

Les propos du ministre brésilien Amorim illustrent bien la place centrale de l’agriculture aux négociations à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) lors de la conférence ministérielle de Hong Kong en décembre 2005. L’accord minimal obtenu est en premier lieu symbolique, mais apparemment ne satisfait personne.

En tout cas, Pascal Lamy, nouveau directeur général de l’OMC, est rassuré d’avoir pu éviter un nouvel échec qui aurait miné la légitimité politique de l’institution. Le commissaire européen Peter Mandelson déclarait « l’accord n’est pas suffisant pour faire de cette réunion un succès, mais il l’est pour éviter un échec ». Incontestablement, Hong Kong n’a pas réussi à débloquer un dossier qui cristallise des intérêts souvent contradictoires.

Si conflits d’intérêts il y a entre les pays membres de l’OMC, l’accord agricole est très largement contesté par de nombreuses organisations de producteurs agricoles. Venant des différents continents - du Nord et du Sud - quelques milliers de paysannes et paysans ont défilé dans les rues de Hong Kong scandant « l’OMC hors de l’agriculture » ou encore « l’OMC tue les paysans ». Manifestement les bénéfices de la libéralisation du commerce agricole ne font pas l’unanimité.

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