Urgences

20 octobre 2005

La boue et les débris ralentissent l’acheminement de l’aide

Au Guatemala, de nombreux villages restent encore inaccessibles suite aux ravages de l’ouragan Stan. Pour les survivants du tremblement de terre au Cachemire, l’acheminement de l’aide est une question de vie ou de mort.

Guatemala

Une semaine après l’ouragan Stan les pluies torrentielles qui ont frappé le pays, de nombreux villages restaient encore inaccessibles. « Les risques de maladies contagieuses sont réels car les communautés touchées ne disposent plus ni d’eau potable, ni de nourriture, ni de conditions hygiéniques de base » a déclaré Oxfam.

Carlos Aldana, un membre de l’équipe d’aide humanitaire d’Oxfam, avait présenté la situation actuelle : « En début de semaine les pluies torrentielles se sont à peine arrêtées pendant 24 heure. Ce n’est que maintenant que nous pouvons constaté l’ampleur du désastre. Des villages entiers ont été isolés par des coulées de boue et les habitants n’ont plus d’eau ni de nourriture. En plus ils risquent d’attraper des maladies contagieuses. »

Oxfam fait partie d’un consortium international d’organisations d’aide humanitaire. Elle collabore aussi avec les autorités locales et des partenaires afin d’acheminer l’aide d’urgence le plus vite possible aux victimes dans les villages isolés. Oxfam comptait 2.000 familles qui ont besoin d’aide d’urgence dans les régions les plus frappées comme Sololá, San Marcos, Huehuetenango, Retalhuleu et Quetzaltenango.

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Photo : Hector Oliva/Oxfam International

L’organisation va apporter de l’aide alimentaire, de l’eau potable, des couvertures et du matériel pour dégager les routes et faciliter ainsi l’accès aux villages les plus isolés. Très vite après le désastre une équipe de sept personnes a pu apporter une première aide. Cette semaine, quatre autres personnes, dont deux hydrauliciens, sont arrivées en renfort.

Au Guatemala, environ 75% de la population vit dans des conditions d’extrême pauvreté. Et dans les zones rurales, là où l’ouragan a le plus frappé, ce pourcentage est encore plus élevé. « La population deviendra encore plus pauvre, » a déclaré Carlos Aldana. « Les gens n’ont pas seulement perdus des membres de leur famille et un très grande partie de leurs possessions, aussi 30% des caféiers ont été détruits. »

Contacts média Actions d’urgence en Amérique centrale :
- Erik Van Mele, directeur-adjoint des programmes d’Oxfam-Solidarité, tél. 02-501 67 47 - e-mail : erik.vanmele(at)oxfamsol.be

- Monica Vazquez, responsable pour l’aide d’urgence en Amérique centrale, à San Salvador gsm 00 503 79 42 07 59 (espanol et français) — e-mail : monica.vazquez(at)oxfamsol.org.sv

- Stefaan Declercq, secrétaire général d’Oxfam-Solidarité, à Bruxelles tél. 02-501 67 08 --- gsm 0476-46 30 53 — e-mail : stefaan.declercq(at)oxfamsol.be


Pakistan et Cachemire

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Photo : Naureen Khan / Oxfam

Après les premières neiges, Oxfam prévient que des milliers de survivants du séisme risquent d’être coupés du monde extérieur. La distribution de l’aide est devenu une question de vie ou de mort.

Avant-hier, les premières neiges sont tombées dans la région de Kupwara, dans la partie indienne du Cachemire. D’ici quelques jours, l’hiver commencera à sévir et beaucoup de communautés risquent d’être complètement isolées. A Uri, dans le Cachemire indien et à Abbottabad (partie pakistanaise) Oxfam a acheminé des tentes, des couvertures, de l’eau et des abris temporaires. Un deuxième avion est arrivé à bon port, rempli de réservoirs d’eau, de pompes et de tuyaux, de kits hygiéniques, de toiles de tente et de vêtements d’hiver pour 5000 enfants d’Islamabad d’où ce matériel sera transporté dans les plus brefs délais à la région sinistrée.

On estime qu’environ un million de personnes sont sans-abri. Beaucoup d’entre elles dorment à ciel ouvert et risquent des pneumonies où d’hypothermie, si elles ne trouvent pas d’abri très vite. “L’hiver approche vite” a déclaré Shaista Aziz, une collaboratrice pakistanaise d’Oxfam. “Dans quelques semaines des milliers de gens seront complètement isolés. Nous espérons pouvoir disposer d’un hélicoptère dans les prochains jours pour acheminer de l’aide dans ces régions reculées. Cet aide peut faire la différence entre la vie ou la mort”.

Journal de Shaista Aziz

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Shaista Aziz, collaboratrice d’Oxfam au Pakistan.

“Je reviens d’Islamabad après un voyage infernal de huit heures qui a débuté à Muzafarabad, la capitale administrative pakistanaise au Cachemire. Le séisme a causé de très grands dégâts. Le centre de la ville est détruit et tous ses habitants sont endeuillés. Certaines familles ont payé un très lourd tribut. L’odeur de cadavres est omniprésente. Quasiment toutes les maisons et les bâtiments se sont écroulés et le sol est jonché d’objets personnels.

En route vers Muzafarabad je m’étais préparée au pire. L’équipe d’Oxfam qui était sur place, avait transmis de l’information à notre bureau à Islamabad, j’avais vu des images à la télé.... mais en dépit de cela je suis restée sans mots et choquée par l’ampleur des dégâts et toute cette souffrance humaine. J’ai parlé avec un groupe de femmes dans un des plus grands parcs de la ville, un beau jardin vert plein de fleurs, où logent maintenant beaucoup de femmes et d’enfants qui n’ont nulle part où aller. Une femme ne me laissait pas partir pour pouvoir raconter son histoire. Elle a perdu ses deux enfants quand sa maison s’est écroulée. “C’est la volonté de Dieu que je survive”, m’a-t-elle dit. Lorsque je lui ai demandé où elle habitait, elle a pointé son doigt vers un arbre du parc. Elle n’avait plus rien, ni couverture, ni nourriture, ni argent. C’est à ce moment que j’ai constaté qu’elle était enceinte.

Une infirmière de Peshawar, qui a aussi été touchée, était arrivée ici pour prendre des nouvelles de sa famille. En arrivant dans la ville, elle a eu l’image d’un carnage, avec ces centaines de morts dans la rue principale. Sa belle-soeur, son neveu, sa nièce et leurs enfants, tous sont morts. Au moment de partir, j’ai été accrochée par une survivante de 85 ans dont toute la famille a été décimée. Elle m’a pris la main et m’a emmené. Nous avons quitté le parc. Je l’ai aidée à monter des escaliers et elle m’a montré une série de maisons écroulées. C’était là qu’elle habitait avant. Il n’y a plus rien aujourd’hui. Bien que j’avais déjà travaillé dans des zones sinistrées, j’ai été très touchée. Sur le chemin du retour j’ai beaucoup pleuré en pensant aux gens à qui j’avais parlé à Muzafarabad et qui sont dans une situation désespérée.”

En savoir

Actions d’aide au Pakistan et au Cachemire Paul Van Tongeren, Novib (Oxfam Pays Bas), à Islamabad Tél. 00 31 651 573 683

- Lisez aussi le journal de Shaista Aziz sur le site de la BBC

Soutenez les victimes de l’ouragan Stan au Salvador, au Guatemala, au Honduras et au Mexique. Aidez dans les premiers secours et dans la reconstruction en Pakistan du Nord-ouest, Cachemire et Inde.

Faites un don en ligne maintenant !

Les sinistrés ont besoin de rations de nourriture, d’abris temporaires, de matériel de construction, de matelas, couvertures, draps, ustensiles de cuisine, d’eau potable, de kits hygiéniques ainsi que d’assistance psychologique et de structures d’accueil pour les personnes souffrant de traumatismes.

- Avec 40 euro vous achetez assez de nourriture pour nourrir une personne pendant deux mois.

- Avec 25 euro vous donnez un abri à 1 personne, avec un set élémentaire d’ustensiles de cuisine et des kits d’hygiène personnelle.

Faites la différence !

Ou versez votre contribution sur le numéro de compte 000-0000028-28 avec mention « 9079 Amérique Centrale/Cachemire »