social

Paix et sécurité

14 juillet 2009

La Constitution et les droits doivent être respectés au Honduras

Le dimanche 28 juin 2009, le président élu du Honduras, Manuel Zelaya, était renversé par un coup d’état militaire. Deux jours plus tard, l’état de siège était décrété dans le pays. Une décision qui porte atteinte aux libertés individuelles, à la liberté d’association et de réunion, ainsi qu’à la libre circulation des individus sur le territoire national.

Depuis le coup d’État, les manifestations en faveur du retour du président élu se sont multipliées au Honduras. Durement réprimées par la police et l’armée, elles ont fait de nombreux blessés et ont coûté la vie à un manifestant à Tegucigalpa, la capitale du pays. Des ordres d’arrestation ont en outre été émis à l’encontre de 46 membres de mouvements sociaux, syndicaux et paysans.

Condamnation internationale
Diverses organisations supranationales ont déjà condamné le renversement du président élu. Les condamnations ont notamment émané des Nations Unies et de l’Union européenne, mais aussi de l’Organisation des États américains (OEA), qui a exclu le Honduras de ses rangs jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel.

Oxfam-Solidarité s’inquiète également de la situation qui prévaut actuellement au Honduras. Avec d’autres organisations de la communauté internationale, nous appelons à la mise en œuvre d’une solution qui prenne en compte les opinions de toute la population hondurienne, qui respecte les droits de l’Homme et qui garantisse la constitutionnalité démocratique du pays.

Face à la crise actuelle, Oxfam-Solidarité tient à émettre un double appel :

- Respect de l’ordre constitutionnel : Oxfam-Solidarité appelle au retour de la constitutionnalité en République du Honduras. Nous saluons donc les messages adressés par les organisations supranationales, et particulièrement ceux de l’Union Européenne. Au vu de la situation actuelle au Honduras, il nous parait pertinent de suspendre les négociations de l’Accord d’Association tenues entre l’UE et les pays d’Amérique centrale. De même, nous soutenons la décision des pays de l’Union européenne de rappeler leurs ambassadeurs présents sur place pour consultation.
- Respect des droits fondamentaux : Oxfam-Solidarité appelle les autorités et leaders honduriens à respecter les droits et libertés des personnes et des organisations de la société civile. En ce sens, nous tenons à exprimer tout notre soutien à la société civile du Honduras pour qu’elle défende, en conformité avec les lois du pays et de manière pacifique, ses droits fondamentaux.

Plus d’infos :
- Thomas Vercruysse, Oxfam-Solidarité
Tél. : 02 501 67 41 – GSM : 0476 39 97 79 – tve(at)oxfamsol.be

Photo : © Henry Romero/Reuters