Japon : comment aider après le séisme et le tsunami ?

Le 11 mars dernier le Nord du Japon a été frappé par un violent tremblement de terre, suivi d’un tsunami. Le monde suit avec beaucoup d’attention la situation potentiellement critique dans la centrale nucléaire de Fukushima. Les victimes de cette catastrophe naturelle ont besoin de notre soutien.
Le Japon est certainement un des pays au monde les mieux préparés pour faire face à des catastrophes naturelles. Les opérations de secours, menées par les autorités, ont débuté immédiatement après le séisme. La Croix Rouge, les organisations sociales, les services d’incendie, la police et l’armée sont à pied d’œuvre pour venir en aide au plus grand nombre de victimes.
Oxfam est-elle impliquée dans les opérations de secours ?
Oxfam Japon récolte des fonds pour venir en aide à un certain nombre d’organisations dans la région dévastée. Les autorités japonaises sont en mesure de venir en aide à 99% de la population. Elles ont par ailleurs demandé une assistance internationale spécifique, à savoir l’envoi d’équipes de secours et de spécialistes dans le domaine du nucléaire. Les ONG internationales, dont Oxfam,se tiennent prêtes à venir en aide dès qu’une demande précise sera formulée. Cette aide s’effectuera dans le cadre de l’opération de secours officielle menée par les autorités japonaises.
Pourquoi Oxfam a-t-elle lancé un appel aux dons ?
Les partenaires d’Oxfam au Japon peuvent renforcer les opérations officielles, là où cela s’avèrerait nécessaire. Nous soutenons par exemple un centre de langues ainsi qu’une organisation de sages-femmes. Ceux-ci ont besoin de moyens financiers supplémentaires afin de pouvoir intensifier leurs actions. Les dons que nous collecterons via nos magasins de seconde main seront versés à ces partenaires d’Oxfam.
Quelles sont les activités des partenaires d’Oxfam au Japon ?
L’Organisation japonaise pour la coopération internationale en matière de planification familiale (JOICFP) travaille en collaboration avec des sages-femmes, des accoucheuses et des gynécologues locaux afin d’assurer l’accueil des femmes et de leurs bébés. Dans les centres d’accueil, des endroits spécifiques sont prévus pour que les mères puissent allaiter leurs enfants, car, bien souvent, il n’existe pas d’espace privé à cet effet. Des couches et du matériel de soin sont également mis à disposition, ainsi qu’un accueil spécifique pour les femmes souffrant du stress.
Le centre de langues FACIL, créé suite au tremblement de terre de Kobe de 1995, informe les résidents qui ne maîtrisent pas le japonais. Une ligne téléphonique d’urgence a été installée, et des radios portatives rechargeables ont été distribuées afin que les populations puissent se tenir informées. Le centre traduit les informations et distribue également des prospectus dans d’autres langues.
Qui est en charge de l’eau potable, de la nourriture, du logement et des médicaments ?
Les autorités japonaises sont bien préparées et disposent de l’équipement et des équipes nécessaires pour acheminer rapidement l’aide sur place. 24 heures après le séisme, la Croix Rouge avait déjà dépêché 62 équipes d’urgence dans la région sinistrée pour assister les cliniques mobiles. Ces équipes ont notamment distribué des kits d’hygiène, des couvertures et offert leur assistance aux centres d’accueil.
Quelle est la situation actuelle des populations touchées ?
430.000 personnes seraient sans abris et logent dans les centres d’accueil. Leur santé est inquiétante. En outre, le matériel médical et de chauffage vient à manquer. Selon les médecins présents dans la région, de nombreuses personnes sont déjà tombées malades : elles souffrent de diarrhées et d’autres affections consécutives au froid. Le manque d’eau potable et d’installations sanitaires se fait également ressentir.
Au Nord du pays, il fait très froid et 2 millions de familles supplémentaires sont privées d’électricité. 1,6 million de familles n’ont pas accès à l’eau potable. Au total, le séisme a fait plus de 12.000 morts et 15.000 personnes sont encore portées disparues. L’équipe des Nations Unies chargée de l’évaluation et de la coordination en cas de catastrophe (UNDAC) suit la situation de près, mais ce sont les autorités japonaises qui coordonnent les opérations d’urgence. Bien entendu, tout soutien financier est le bienvenu.
Que font les organisations et les autorités locales ?
Après chaque catastrophe, les populations locales sont les premières à venir en aide aux victimes, bien avant que les équipes de secours n’arrivent sur place. Voisins, amis, membres de la famille et volontaires locaux ont pris en charge les premiers secours et lancé un appel à l’aide.
Depuis plusieurs dizaines d’années, la population japonaise est préparée à ce genre de catastrophes. Des équipes de secours spécialisées sont entrainées à secourir les populations, à organiser l’évacuation vers les centres d’accueil et à fournir de l’eau et de la nourriture. La Croix Rouge japonaise est également bien équipée. Elle dispose de 85 équipes médicales qui soignent les victimes dans les hôpitaux et les cliniques mobiles. Elles prévoient également une assistance psychologique aux populations touchées.
Quand l’aide internationale se mettra-t-elle en place ?
La communauté internationale doit offrir son aide si un pays n’est pas en mesure de porter assistance aux populations dans des situations d’urgence. Il arrive que la catastrophe soit d’une telle ampleur que les organisations internationales d’aide d’urgence doivent fournir une grande partie de l’aide. Ce fut par exemple le cas en Haïti en janvier 2010, lorsque toute une série de services des Nations Unies, d’ONG et d’associations caritatives ont afflué à Port-au-Prince pour porter assistance aux victimes. Depuis 2010, des millions de personnes ont reçu leur assistance pour reconstruire leurs vies.
Toutefois, les autorités nationales sont les seules instances autorisées à lancer un appel à l’aide. Un tel appel n’a pas encore eu lieu au Japon, hormis pour une assistance très spécifique. La plupart des ONG internationales comme Oxfam concentrent donc actuellement leurs efforts sur l’assistance dans les régions isolées et l’aide aux personnes âgées, enfants et personnes ne parlant pas le japonais. Deux partenaires d’Oxfam aideront principalement les populations vulnérables comme les femmes et leurs bébés et les personnes ne parlant pas le japonais.
Que puis-je faire pour aider ?
Oxfam Japon a lancé un appel le 13 mars dernier. Les fonds ainsi collectés seront directement transférés à ses deux partenaires qui pourront ainsi aider de façon adéquate les populations qui, sans cette aide, ne seraient peut-être pas assistées.
Tous les dons à Oxfam-Solidarité sont les bienvenus. Vous pouvez :
déposer votre don dans les boîtes de collecte dans nos magasins de seconde main
verser votre don sur le compte BE37 0000 0000 2828, BIC BPOTBEB1 en mentionnant en communication « Aide d’urgence Japon code 9107 »
faire un don en ligne sur le site www.oxfamsol.be, rubrique Impliquez-vous


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