Indonésie - Tremblement de Terre

Oxfam poursuit son travail d’aide aux victimes et d’identification des besoins notamment dans les zones isolées.
Tremblement de terre en Indonésie le 27 mai 2006, voir ici.
6 avril 2005. Vendredi, Oxfam a poursuivi l’acheminement de matériel d’urgence vers Nias. Un hélicoptère a apporté quelques 2.200 litres de diesel indispensable pour l’utilisation de pompes, générateurs et camions assurant l’approvisionnement des cinq réservoirs que l’équipe à mis en place à Gunungsitoli, la ville principale de Nias. Samedi, Oxfam a assuré l’approvisionnement en eau de 10.000 personnes dans la ville.
L’équipe d’Oxfam se mobilise pour inventorier les dommages encourus sur l’île, tout en étant consciente de ne pas encore maîtriser la situation en dehors de la ville. La plupart des routes, si elles sont franchissables, le sont uniquement en moto ce qui rend l’évaluation encore plus difficile. C’est la nourriture qui manque surtout, l’eau posant moins de problème. C’est la fin de la saison des pluies et la plupart des puits et des sources sont encore utilisables. Mais les températures atteignent des records.
Des secousses telluriques et des chocs résiduels continuent de se produire, chacun d’eux menaçant un peu plus les immeubles fragilisés par le tremblement de terre.
Alessandra Vilas Boas, responsable de la Communication en Indonésie nous confie : « Il m’est difficile de décrire la situation parce qu’elle est si désastreuse. Nous sommes arrivés en hélicoptère et avons dû nous poser sur un terrain de football vu que la plupart des routes étaient sérieusement endommagées. Une fois à terre, nous avons continué en motos pour nous déplacer sur l’île »
Les personnes découvraient encore des cadavres dans les débris quand nous avons atterris, la destruction semblait totale. Enormément de gens avaient perdu leurs maisons à la suite du tremblement de terre et les autres avaient trop peur d’y retourner. »
L’équipe Oxfam, composée de personnes temporairement détachées par le bureau indonésien ainsi que par le bureau d’urgence basé à Aceh, s’est déjà vu renforcée par 25 personnes locales, dont des femmes et des hommes qui prendront en charge la promotion de la santé.
Dimanche, le ferry en provenance de Medan a apporté sur l’île 2.000 couvertures, 5.000 rations de riz, 5.000 bidons, des vêtements pour 5.000 personnes ainsi que des kits de cuisine, des ustensiles et du matériel médical. De l’équipement supplémentaire, pour une valeur de près de 735.000 euros comprenant des pompes à eau, des réservoirs d’eau et des équipements de télécommunication a quitté la Grande-Bretagne vendredi pour arriver à Banda Aceh dimanche. De là, le matériel lourd d’équipement en eau et purification a été acheminé par bateau hier, ce qui permet maintenant à l’équipe de travailler sur le réseau de distribution de l’eau de la ville.
« Un grand nombre d’organisations travaillent ici depuis que le Tsunami s’est produit et, pour cette raison, de nombreux groupes ont pu arriver ici rapidement après le tremblement de terre » ajoute Alessandra.
« Dans un sens, il était bienvenu qu’autant de groupes soient déjà présents ici pour porter secours. D’un autre côté, un autre désastre s’est produit ce qui rend les choses plus complexes... Il y a un grand sens de la communauté ici. Beaucoup de gens ont perdu un membre de leur famille. Beaucoup de gens rejoignent leur groupement familial ou d’autres groupes de personnes. Dans une certaine mesure, la tragédie a favorisé la création de nouvelles communautés. »


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