Éradiquer la violence doit être une priorité pour ONU Femmes

ONU Femmes a été officiellement lancée ce 24 février. Une récente enquête d’Oxfam Novib en VSO UK -‘A Blueprint for UN Women’- met en avant les attentes de 100 organisations de femmes quant à cette nouvelle entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.
72% des organisations rencontrées dans 75 pays différents par Oxfam Novib et VSO UK considèrent la violence faite aux femmes comme une des grandes priorités pour ONU Femmes. « Malgré les efforts réalisés par les organisations de femmes, la violence faite aux femmes reste mondialement un frein au développement, ainsi qu’un obstacle pour obtenir plus d’égalité entre les hommes et les femmes », explique Veerle De Craene, responsable du plaidoyer d’Oxfam-Solidarité sur la violence faite aux femmes.
En outre, 10% des personnes interviewées révèlent que la violence faite aux femmes ne cesse d’augmenter, surtout en Asie et au Moyen-Orient. « Oxfam demande donc à ONU Femmes d’élaborer un plan d’action international qui s’attaque, avec des objectifs bien actuels, à la violence faite aux femmes sous toutes ses formes », ajoute Veerle De Craene.
D’importants défis
Nombreuses sont les organisations qui pensent que ONU Femmes doit également porter une attention toute particulière au rôle des femmes dans les processus décisionnels. En effet, les femmes éprouvent des difficultés lorsqu’il s’agit d’entrer sur la scène politique. Même si certaines parviennent à décrocher un mandat, elles ne sont pas souvent prises au sérieux et leur poids dans le processus décisionnel reste finalement très limité.
Un meilleur accès à une justice digne de confiance est aussi ajouté à la liste des priorités. « Ce qui devrait être un droit humain fondamental reste en réalité bien souvent une illusion. L’accès à la justice est encore loin et semé d’embuches, telles certaines décisions discriminantes de magistrats laissant leur opinion personnelle sur les relations homme-femme prendre le dessus sur les principes du bon droit », poursuit Veerle De Craene.
Selon les organisations interrogées, les femmes des régions rurales, non instruites et handicapées doivent recevoir la plus grande attention dans ce sens. La plupart du temps, ces femmes possèdent moins de moyens et connaissent moins leurs droits ; ce qui les rend donc les plus vulnérables.
Enfin, les organisations interviewées encouragent la présence de ONU Femmes dans tous les pays. Une solide collaboration avec la société civile sera alors cruciale. Créer de l’espace pour cette collaboration, avec l’appui des gouvernements nationaux, sera également un important défi pour l’avenir.
Plus d’infos :
Lisez le rapport complet “A Blueprint for UN Women”
Visitez le site web d’ONU Femmes
Contactez Veerle De Craene, responsable du plaidoyer d’Oxfam-Solidarité sur la violence faite aux femmes : 02 501 67 05 - vde(at)oxfamsol.be


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