Donner la vie reste un danger pour trop de femmes

A l’occasion de la journée internationale des femmes célébrée ce 8 mars, Oxfam souhaite attirer l’attention du public sur les conditions choquantes dans lesquelles des millions de femmes accouchent. Et appelle à agir sur les causes de la mortalité maternelle. Plus d’un demi-million de femmes meurent en effet en couche chaque année...
En Afrique sub-saharienne, une femme sur seize risque de mourir pendant sa grossesse ou lors de son accouchement. Le Niger, un des pays les plus pauvres d’Afrique est l’endroit le plus dangereux au monde pour accoucher. Son taux de mortalité maternelle est de un sur sept.
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Dans les pays en développement, plus d’un demi-million de femmes meurent de complications liées à leur grossesse ou suite à leur accouchement. La plupart de ces décès pourraient être évités. En 2000, les chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier se sont engagés à réduire la mortalité maternelle de trois quarts dans le cadre des objectifs du millénaire. Huit ans plus tard, il n’y a aucun indice laissant paraître une diminution de ces chiffres.
Il est inacceptable qu’autant de femmes meurent encore durant leur grossesse ou leur accouchement dans les pays en développement. Les chefs d’Etat et de gouvernement doivent d’urgence apporter une réponse à ce problème. Il est essentiel qu’ils tiennent leurs promesses et apportent l’appui et les fonds nécessaires pour améliorer les systèmes de santé et sauver la vie de millions de femmes.
Les pays riches face à leurs promesses
Oxfam appelle les pays riches à augmenter la quantité et la qualité de l’aide qu’ils attribuent à la lutte contre la pauvreté. En 2005, le G8 s’est engagé à augmenter le montant global de l’aide de 50 milliards de dollars d’ici 2010. Oxfam a démontré que si on s’en tient aux tendances actuelles, le G8 va manquer sa promesse de 30 milliards. Oxfam appelle donc les pays les plus riches à tenir leur promesse à l’occasion de leur prochaine rencontre au Japon.
Des fonds additionnels sont particulièrement nécessaires pour la santé, secteur où 4 millions de médecins et d’infirmières font défaut. Cela inclus des centaines de milliers de sages-femmes qui pourraient sauver la vie de milliers de femmes chaque jour.
Les sages-femmes sont un facteur clé de la réduction du nombre de décès en couche. Au Niger, pays où le taux de mortalité maternelle le plus élevé au monde, on compte en moyenne une sage-femme pour 33.500 personnes. Par comparaison, le Sri Lanka compte une sage-femme pour 1.800 habitants. De tous les pays en développement, ce pays a le plus faible taux de mortalité maternelle.
Il est prouvé qu’un système de santé fort, accessible à tous – y compris aux plus pauvres – est nécessaire pour réduire le taux de mortalité maternelle. Il est temps que les pays riches mettent des fonds sur la table et qu’ils montrent qu’ils prennent leurs engagements au sérieux et sauvent les vies de ces femmes.
Dans plusieurs parties du monde, ce qui devrait être un moment merveilleux dans la vie d’une femme équivaut à une peine mort. Il est urgent que nous mettions fin à cette situation catastrophique au plus vite.
Contact :
Ka Aneca, responsable "Genre et violence contre les femmes", Oxfam-Solidarité — tél : 02 501 67 45 - courriel : kan(at)oxfamsol.be
Louis Belanger, Oxfam media officer – tél : +1 202 49 61173
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