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Changements climatiques

23 novembre 2009

Dette climatique : pas touche à l’aide au développement !

Ce lundi 23 novembre, les ministres européens de l’environnement se réunissaient une dernière fois avant la conférence de Copenhague. L’occasion pour Oxfam de rappeler à nos dirigeants que le budget déjà bien maigre alloué au développement ne doit pas servir à rembourser notre dette climatique.

Pour se faire entendre, Oxfam a organisé une action symbolique devant les bâtiments européens à Bruxelles. Des figurants avaient revêtu des têtes énormes à l’effigie de cinq dirigeants européens (Merkel, Sarkozy, Brown, Berlusconi et Zapatero) qui cassaient en morceaux un grand 0,7% (la proportion du RNB que les pays européens ont promis de consacrer au développement) avant de le mettre dans une boîte représentant le fonds pour le climat.

Au travers de cette action, Oxfam a voulu montrer que la position européenne sur l’additionnalité fait toujours défaut. Si l’UE utilise l’argent du développement pour le financement de la lutte contre le changement climatique, elle ne tient pas sa promesse des 0,7%.

Pour Brigitte Gloire, responsable du dossier climat chez Oxfam-Solidarité, "il est inacceptable que l’UE oblige les pays en développement à choisir entre ouvrir des écoles ou construire des digues.
Si le financement climatique n’est pas additionnel aux 0,7% du RNB, comme promis précédemment, la pauvreté ne fera qu’empirer. C’est pourquoi Oxfam demande à l’UE de débourser 35 milliards d’euros par an - supplémentaires - pour lutter contre le changement climatique, mais aussi leur adaptation."

Plus d’infos :

- Brigitte Gloire, responsable du plaidoyer climat et développement durable pour Oxfam-Solidarité. Tel. 02 501 67 53 - gsm : 0494 588 606 - brigitte.gloire(at)oxfamsol.be
- Lire « Face au climat, des fonds additionnels s’imposent »