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Changements climatiques

9 décembre 2011

DOSSIER : Il est grand temps de changer de climat !

Combien de temps nous reste-t-il pour assurer une existence durable pour tous ? Sommes-nous capables de remonter l’horloge du réchauffement et d’éradiquer la pauvreté du même coup ? Dans ce dossier, Nous partageons des alternatives pour mettre un terme au réchauffement de la planète. Nous encourageons la classe politique à abandonner sa logique de marché pour développer un projet efficace permettant de garantir l’avenir de nos arrière petits-enfants.

« Le changement climatique découle principalement de l’activité industrielle des pays riches au cours de ces 200 dernières années. Le cause ne doit pas en être uniquement cherchée du côté des émissions actuelles. Si les pays pauvres ne contribuent que marginalement (moins de 20%) à la pollution atmosphérique, ils sont pourtant les premiers touchés par ses conséquences et disposent des moyens les plus limités pour s’en protéger ou s’y adapter », mettait en garde il y a déjà des années Jean-Pascal Van Ypersele, climatologue belge et membre du Bureau du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Agir maintenant !

Dans le Sud, où la majorité de la population vit de l’agriculture paysanne, une augmentation de la température d’1°C par rapport à l’ère préindustrielle constituerait déjà une catastrophe. Les phénomènes climatiques y durent plus longtemps et sont devenus imprévisibles. Les pluies y sont particulièrement irrégulières et leur absence est par exemple à l’origine de la plus grande sécheresse en Afrique de l’Est de ces 60 dernières années. Des récoltes sont également perdues du fait d’inondations de plus en plus fréquentes. Sur la planète, 1 personne sur 7 s’endort chaque soir le ventre vide.

« Il est impératif que le réchauffement climatique reste inférieur à 1,5°C », déclare Brigitte Gloire, responsable du plaidoyer Climat & Développement durable chez Oxfam-Solidarité. « Ce sont surtout les pays industrialisés qui devront faire un effort. Ils portent la plus grande part de responsabilité et disposent des moyens financiers nécessaires ainsi que de technologies renouvelables et propres. Cependant, ils doivent cesser de prôner de fausses solutions comme l’échange de droits d’émission, la production à grande échelle de biocarburants, la promotion de semences et de plantes génétiquement modifiées, etc. »

« Un monde durable implique d’émettre moins de gaz à effet de serre, de repenser le système alimentaire et les modes de consommation ainsi que de trouver d’autres façons d’utiliser les ressources naturelles. En fin de compte, tout est lié : l’homme n’est qu’un élément -certes non négligeable- parmi tant d’autres dans le cycle naturel de la vie. S’il a la capacité d’avoir un impact important, celui-ci peut être tant négatif que positif », poursuit Brigitte Gloire.

Réduire les émissions sans plus attendre !

Pas de belles promesses mais des engagements fermes

Le paysan, joujou du changement climatique ?

Alimentation et climat : les pièces du puzzle

Le commerce équitable, une partie de la solution

En route vers une production sans CO2 ?

Que peut / doit faire la classe politique ?


Pas de bonne politique sur le climat sans perspective du genre

Chantal Nijssen
Remerciements à : Brigitte Gloire, Thierry Kesteloot et Anne Hild, collaborateurs d’Oxfam.