Urgences

17 octobre 2006

Crises oubliées

La population d’Afrique de l’Ouest souffrait déjà depuis des mois avant que sa situation n’éveille l’attention des médias et que la communauté internationale débloque ses premiers deniers. Il y existe hélas encore aujourd’hui de nombreuses autres « crises oubliées » et de régions où les populations souffrent de grandes privations.

La faim ne sévit pas qu’en Afrique de l’Ouest. En Afrique australe aussi, la nourriture fait défaut et la pauvreté extrême est le quotidien de beaucoup de personnes. Là-dessus se greffe la pandémie di VIH/SIDA qui touche une grande partie de la population active. Les conditions économiques et sociales régressent et bon nombre de pays n’arrivent plus à faire face à des problèmes comme la sécheresse ou de mauvaises récoltes.

Dans d’autres pays comme l’Afghanistan, le Burundi, le Soudan, le Libéria, le Tchad, la Côte-d’Ivoire, la Tchétchénie, le Myanmar, le Guatémala, la Bolivie, Haïti... des millions de personnes sont accablées par la pauvreté, la répression et les tensions socio-économiques. Ces innombrables victimes ne font pas la une des journaux et leurs problèmes ne sont pas mis en images.

Le droit à l’aide et à la solidarité

Les organisations humanitaires du Consortium belge pour les situations d’urgence, dont fait partie Oxfam-Solidarité, apportent aussi de l’aide aux victimes des crises oubliées. Parce que ces personnes ont le droit à l’aide et à la solidarité.

Nous travaillons par exemple dans la région du Kivu en République démocratique du Congo qui est confrontée depuis de nombreuses années à une situation d’urgence. En Colombie, chaque année, des milliers d’assassinats politiques sont perpétrés, et les principales victimes sont des membres de syndicats, d’organisations paysannes et les communautés indigènes. En Palestine, la situation socio-économique n’a pas arrêté de se dégrader depuis la seconde intifada en 2000. La crise incessante au Darfour a fait fuir des milliers de personnes. Oxfam apporte de l’aide à 700.000 personnes au Darfour et au Tchad pour prévenir les maladies et sauver des vies.

Plus que de l’aide d’urgence

Notre spécificité comme ONG réside dans le fait que notre travail structurel va de pair avec l’aide d’urgence. De l’expérience de travail avec nos partenaires locaux, nous apprenons par exemple que les politiques financières qui ont été imposées par les institutions financières internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international sont en partie responsables du recul économique de la population. Les équipements sociaux ont été privatisés, la dette extérieure augmente... Oxfam-Solidarité n’offre pas seulement de l’aide d’urgence, mais travaille aussi sur les causes structurelles et fait tout son possible pour supprimer ces diktats financiers.

Ne fermons pas nos yeux. Ces populations ne seront pas vraiment oubliées tant que vous ferez parler votre cœur.

Soutenez-les, faites un don.

En savoir plus sur Oxfam-Solidarité et les crises oubliées.

- Crise alimentaire en Afrique de l’Ouest

- Page spéciale Tsunami

- Soutenir les éleveurs et les paysans au Mali

- Notre solidarité ne peut pas être sélective

- Tsunami en Asie : l’occasion d’un bond en avant

- Aider les réfugiés du Darfour

- Les projets des partenaires d’Oxfam-Solidarité