Commerce agricole international
Pour assurer un avenir à l’agriculture et aux agriculteurs, les possibilités de produire de manière durable dans chaque région du monde doivent être maintenues et améliorées. La poursuite de cet objectif suppose une coopération pour gérer la production agricole au niveau mondial plutôt que de pousser les agriculteurs de la planète à se livrer une concurrence aveugle.
Le commerce international des produits agricoles est pourtant caractérisé par des injustices importantes. La libéralisation du commerce agricole et sa dérégulation - impulsées par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le Fonds monétaire international (FMI)... - créent d’importants dégâts partout dans le monde : faim, chômage, inégalités, pauvreté, dégradation des ressources naturelles s’accroissent dans le monde rural, en particulier dans le Sud. Elles poussent les agriculteurs à se soumettre aux prix mondiaux - instables, chroniquement déprimés et se dégradant à long terme - et les Etats à se défaire d’instruments de régulation des marchés.
Oxfam-Solidarité appuie la réflexion des organisations d’agriculteurs du Sud et du Nord sur le développement de politiques commerciales solidaires. Ensemble, nous affirmons que le commerce est nécessaire, et peut être un levier de développement, mais qu’il n’a pas la priorité sur les droits fondamentaux. La première exigence de solidarité est d’éviter que des exportations viennent déstabiliser les marchés internes d’autres pays. La priorité est à donner à l’approvisionnement du marché intérieur. Les subventions en agriculture, attribuées sur base des droits et attentes des populations, sont légitimes, à condition qu’elles ne servent pas à promouvoir des exportations. Pour défendre ces idées, Oxfam-Solidarité est engagée dans un travail de sensibilisation, d’interpellation politique, de recherche et de renforcement d’alliances.


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