CALDH (Centro para la Acción Legal en Derechos Humanos)
Au Guatemala, le CALDH défend les groupes vulnérables (femmes, Indiens, jeunes) dans leur lutte pour le respect des droits humains. Une lutte qui n’aboutira que que si le pays parvient à tourner la page des atrocités de son passé, en condamnant les coupables.
Le CALDH (Centro para la Acción Legal en Derechos Humanos) a été fondé en 1989 aux États-Unis par des réfugiés guatémaltèques ayant fui la guerre civile. Avec un siège qui se trouve désormais à Ciudad de Guatemala, cette organisation de plaidoyer politique pour lutte pour la défense des droits humains et pour la participation de la population, avec une attention particulière pour les femmes, les peuples indigènes et les jeunes.
Le CALDH focalise son travail sur : la lutte contre l’impunité et pour la justice ; l’impact de la mondialisation et du néo-libéralisme sur les droits économiques, sociaux et culturels ; la lutte contre le racisme, l’exclusion et la discrimination.
Avec ses partenaires au Guatemala, le CALDH effectue des recherches, publie des rapports et élabore des propositions qui servent au plaidoyer politique, à l’information et à la sensibilisation de la population.
Un génocide oublié et impuni
Le Guatemala a connu un conflit interne de plus de trente ans au cours duquel s’opposèrent des milices armées au service de l’État (les PAC, Patrouilles d’Autodéfense Civiles) et la guérilla (l’URNG, Union Révolutionnaire Nationale Guatémaltèque). Un conflit qui fut particulièrement meurtrier pour les mayas. Dans un régime où les droits et la langue des populations indigènes étaient déjà peu respectés, leur collaboration soupçonnée avec l’UNRG constituait en effet un prétexte idéal à ce qui fut un véritable génocide.
Les opérations armées des PAC ont entraîné la destruction de centaines de villages mayas. On estime qu’entre 100.000 et 200.000 mayas furent massacrés à cette époque, sans compter les tortures, les disparitions et les déplacements forcés.
La guerre civile s’est officiellement terminée en 1996 avec la signature des accords de paix entre la guérilla et le gouvernement. Mais les coupables du génocide n’ont toujours pas été condamnés. Cette demande de justice est au cœur de la mission du CALDH.
L’organisation plaide pour que le Guatemala signe le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, un traité qui oblige les États à coopérer dans les poursuites et sanctions contre les auteurs de génocides, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.
Les négociations des Accords d’Association entre l’Union européenne et l’Amérique centrale représentent pour CALDH une bonne opportunité pour tenter d’influencer le gouvernement dans ce sens. En effet, à côté du volet commercial, ces Accords prévoient des volets de coopération et de dialogue politique. Ces discussions sont l’occasion de porter à l’attention internationale ce génocide oublié et l’impunité qui prévaut encore toujours par manque de volonté politique.
« Un pays qui oublie n’a pas de passé, pas de présent, pas d’avenir », déclare Edda Gaviola, ancienne directrice du CALDH. Le combat mené par son association s’avère donc fondamental afin de ne pas répéter les erreurs du passé.
Site internet CALDH
www.caldh.org


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