oxfamimage

Partenariat sud

23 septembre 2009

CAD-Mali

La Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement (CAD-Mali) milite pour la participation civile et l’accès aux services sociaux de base.

Fin des années ’90 est mis sur pied le réseau international « Jubilé 2000 » pour agir en faveur de l’annulation de la dette. A cette occasion se crée la Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement (CAD-Mali).
Si au départ, son travail se focalise sur l’annulation de la dette, aujourd’hui elle travaille sur plusieurs thèmes avec pour objectif central d’analyser le lien entre la dette et le sous-financement des services sociaux de base.
Plus généralement, elle analyse ce qui freine le développement en Afrique et veut faire en sorte que ces blocages disparaissent. Le système néo-libéral et ses effets pervers contribuent, pour elle, largement au problème.

66 organisations (syndicats, ONG, comités locaux,...) sont regroupées dans cette coalition, qui vise, par le biais de l’information, de la communication et de la formation, à mobiliser les organisations populaires et à renforcer leurs capacités d’analyse et d’action sur les mécanismes de construction de la pauvreté, de l’injustice et leurs conséquences socioéconomiques, politiques et environnementales.

Étant donné la diversité de ses membres, CAD-Mali est actif sur des thèmes fort diversifiés (souveraineté alimentaire, concessions de permis d’exploitation minière à des groupes étrangers, privatisation des services de distribution d’eau et d’électricité ainsi que des chemins de fer, Accords de Partenariat économique, la situation des émigrants africains...). L’organisation adopte dès lors une vision globale dans sa réflexion sur de nouvelles stratégies et alternatives de développement pour l’Afrique.

Contrairement à trop d’organisations maliennes qui comptent souvent dans leurs rangs des personnalités politiques des partis qui ne sont pas au pouvoir à ce moment-là, les membres de CAD-Mali se profilent comme de vrais militants. Ils ne se contentent pas d’élaborer de beaux rapports, mais mobilisent l’opinion publique par le biais de pétitions, déclarations, lobbying, manifestations, la déposition de projets de loi,... Ce genre d’actions lui assure une importante visibilité dans les médias.

Eduquer la population à revendiquer ses droits
Dans toutes ses luttes, le CAD-Mali s’investit pour la participation de la société civile. Elle se positionne notamment contre les politiques de développement du passé, les « ajustements structurels » et autres « cadre stratégique de lutte contre la pauvreté » , qui n’impliquaient pas la société civile.

Participer, c’est notamment suivre l’utilisation des fonds publics, s’assurer qu’ils soient utilisés à bon escient ; c’est-à-dire, à améliorer l’accès de la population aux services sociaux de base. Ceux-ci font largement défaut au Mali, comme dans de nombreux pays pauvres.
Il y a quelques années, l’État a décidé de décentraliser nombre de responsabilités, dont l’organisation des écoles primaires et des centres de santé communautaires. Ils étaient censés être financés en premier lieu par une fiscalité locale (taxes levées par les communes), complétées par un cofinancement du budget central. Mais les autorités locales et les populations étaient mal préparées et les fonds récoltés se sont vite avérés insuffisants.

Le CAD-Mali souhaite amener les élus locaux et la population à s’unir pour mettre l’État devant ses responsabilités. Elle s’adresse pour cela aux associations de quartier et aux chefferies traditionnelles et informe la population sur ses droits et son rôle, à être critique vis-à-vis des politiques en vigueur. Celle-ci peut ainsi s’organiser et se mobiliser, en collaboration avec et non contre les autorités locales. Si ces dernières doivent mettre en place un dispositif fiscal et un mode de financement plus efficaces, l’État, lui, doit réaffecter des budgets aux services sociaux de base. Oxfam-Solidarité soutient le CAD-Mali dans ce projet depuis 2008 dans quatre communes de la périphérie de Bamako.

Réseaux
Le CAD-Mali privilégie le travail en réseau, autant au niveau national qu’international.

Outre sa participation à plusieurs réseaux maliens, elle a également fondé :
- Réseau Ouest Africain pour le Développement (ROAD), GCAP (Action contre la Pauvreté au Mali)
- Campagne Africaine pour l’annulation de la dette (+initiateur du manifeste de Dakar sur la dette africaine)

Au niveau international :
- Jubilé Sud
- CADTM
- ATTAC

Enfin, la CAD-Mali organise aussi chaque année, depuis huit ans, un Forum des Peuples. Il s’agit d’un espace d’éducation populaire et d’analyse des politiques néo-libérales qui vise l’interpellation des décideurs au plan national et international en ce qui concerne les politiques et leurs conséquences désastreuses sur la vie des populations du Nord et du Sud.

 
 

Actions et projets

 

Partenaires