oxfamimage

Partenariat sud

1er avril 2009

Amérique du Sud

Découvrez nos actions en/au :
- Colombie
- Equateur

L’Amérique du Sud est caractérisée par d’extrêmes inégalités sur le plan des droits, des rapports de force et des richesses. La libéralisation du commerce a de graves conséquences pour les différents pays du continent : ils sont submergés par des produits importés bon marché et les producteurs locaux n’arrivent dès lors pratiquement plus à se débarrasser de leurs produits. Le pouvoir politique reste souvent aux mains d’une petite élite. Une pression de plus en plus forte est exercée sur les droits en Amérique du Sud. La pauvreté et l’exclusion sont de plus en plus marquées.

Les fondements des inégalités du continent ont été mis en place au seizième siècle, lors de la colonisation espagnole. Depuis lors, la région a été dirigée par des minorités. Des structures et des modèles de développement ont été mis en place afin de contrôler et d’exploiter les peuples, les mouvements sociaux et les ressources naturelles.

Ces inégalités existent toujours aujourd’hui, souvent sous d’autres formes et dans un contexte différent. Les règles du jeux sont dictées depuis les années 80 par le néolibéralisme, qui limite le "développement" au libre échange international et aux investissements. Le secteur privé moderne y tient le rôle principal et s’oriente sur l’exportation. Le secteur public (l’Etat) est dès lors de plus en plus mis à l’écart. L’accent est mis principalement sur la libéralisation des marchés nationaux (produits de consommation, ressources naturelles, marché du travail), la stabilité économique et le remboursement de la lourde dette extérieure.

Les conséquences sont dramatiques pour les fermiers, les communautés indigènes, les ouvriers, les femmes, les jeunes... Les services sociaux de base (santé et éducation) sont privatisés, voire inexistants, de sorte qu’ils deviennent inaccessibles pour la majorité de la population. Les ressources naturelles - comme la terre et l’eau - tombent de plus en plus aux mains d’entreprises multinationales. De plus en plus de paysans doivent quitter leur terre. La militarisation est à nouveau d’actualité, encouragée par les Etats-Unis dans le cadre de la lutte mondiale contre la drogue et le terrorisme.

Malgré cette situation difficile, les organisations populaires continuent à chercher des solutions pour survivre mais aussi pour s’opposer aux rapports de force inégaux à l’origine de leur pauvreté et de leur marginalisation. Elles exigent le droit de participer aux décisions politiques, l’accès et le contrôle des terres et de l’eau. Elles s’opposent à la militarisation croissante et à toute forme d’impunité.

Oxfam-Solidarité soutient en Colombie et en Equateur des organisations paysannes liées à la Coordination latino-américaine des organisations paysannes (CLOC), qui à son tour est reliée à un réseau paysan mondial, la Via Campesina. Ces organisations paysannes luttent pour la souveraineté alimentaire : le droit à la terre et à l’eau, le droit à une politique commerciale durable, et pour le droit à la participation politique.

Nous soutenons en Equateur des processus de participation politique concrète. Enfin, les droits des peuples sont un autre thème important de lutte dans la région.