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Partenariat sud

12 décembre 2006

Améliorer les conditions de travail

Depuis que le Cambodge est passé à un modèle démocratique occidental en 1992, le pays s’ouvre à l’économie de marché. Grâce à une législation sur les investissements très attrayante et à un large potentiel de main-d’oeuvre non qualifiée très bon marché, le pays a réussi en très peu de temps à attirer les investisseurs étrangers dans l’industrie du textile.

En 2006, environ 300 000 jeunes travaillaient dans le secteur. Cependant, la compétition féroce au niveau international (et la poursuite de profits faciles) conduit les entreprises ne plus porter grande attention au respect de la législation du travail. Les violations de cette législation sont fréquentes : heures supplémentaires obligatoires, non respect des consignes de sécurité légales, de la loi sur les vacances annuelles et du congé de maternité, salaires sous le minimum légal, contrats illégaux, licenciements abusifs et surtout, entrave aux activités syndicales.

Pourtant, il existe une relativement bonne législation du travail au Cambodge qui mentionne le droit aux syndicats, à la grève et à la manifestation. Le problème est que cette loi n’est pas toujours appliquée. En pratique, les inspecteurs du travail sont souvent payés par les entreprises.

La communauté cambodgienne s’organise de plus en plus. Malgré les intimidations, les travailleurs(euses) se rassemblent en syndicats indépendants qui militent pour leurs droits. Pour ce faire, ils peuvent utiliser le cadre légal du travail. Ces syndicats sont encore très jeunes, mais le respects des conditions de travail et la défense juridique des travailleurs(euses) constituent leurs principes de base. De plus, ils se joignent aux réseaux régionaux et internationaux.

Quel est le rôle d’Oxfam-Solidarité ?

Oxfam-Solidarité collabore avec le CCAWDU, une fédération de syndicats dans l’industrie du textile. Malgré la difficulté de la situation, ils ont réussi à remotiver les travailleurs(euses) et à ne pas laisser courir les injustices. Ils tentent d’imposer des contrats de travail, d’attirer l’attention des patrons sur la législation et, si nécessaire, ils descendent dans la rue. L’augmentation du salaire minimum légal (ce qui n’était plus arrivé depuis 2001 malgré une inflation galopante) représente l’apogée de leur combat. Le CCAWDU organise également des élections sociales et fournit une assistance juridique à ceux qui en ont besoin.

 
 

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