Oxfam Trailwalker

27 août 2010

A la veille de l’Oxfam Trailwalker

Eupen – Un orage violent éclate au-dessus d’Eupen. Il est douze heures moins cinq ce vendredi après-midi. Un éclair accompagné d’un assourdissant roulement de tonnerre surprend les bénévoles et les collaborateurs en pleine préparation pour le départ de la troisième édition d’Oxfam Trailwalker.

Les premières inscriptions sont un fait. Samedi matin, à sept heures, 229 équipes débuteront leur épuisant parcours de 100 km, avec les Hautes Fagnes pour décor. Entre temps, le centre de coordination tourne à plein régime.

Chassés par le vent et armés de parapluies, les premiers arrivés dressent leurs tentes et les volontaires placent les derniers panneaux et containers d’eau.

Préparation

Depuis un an, une équipe d’Oxfam travaille à la preparation de cet événement d’envergure pour lequel ils doivent compter sur le soutien massif de bénévoles. Ceux-ci s’impliquent sans compter pour la bonne cause. De la préparation des petits pains à l’indication de la route, en passant par la surveillance du parking et le catering, tout nécessite leur implication.

Geert, anversois à la trentaine, travaille comme bénévole depuis deux ans dans un Bookshop Oxfam. Cette année, il se lance dans l’aventure du Trailwalker. “Je suis arrivé mercredi matin et je reste six jours. De cette manière, je participe à l’événement du début à la fin. C’est excitant de voir tout cela sortir de terre, à partir de presque rien.” C’est la flexibilité qui amuse Geert. “Pour l’instant je m’occupe des inscriptions, mais nous changeons beaucoup, il y a des petits imprévus, il faut trouver des solutions rapidement... Pour l’instant c’est encore calme, mais dans quelques temps on va avoir besoin de mains. J’espère que la pluie ne va pas poser de réel problème et tout faire tomber à l’eau !”

Inscriptions

La pluie n’emporte pas la bonne humeur pour autant. Armés de leurs sacs et sous leurs impers, les premières équipes se présentent. Peter, la quarantaine sportive, déplie sa tente en riant. “Le mauvais temps rajoute au challenge, et je suis justement venu pour ça ! Cela me donne encore plus envie de parvenir au but et de relever le défi.” Peter participe avec trois de ses collègues du ‘Centre Hospitalier et Psychiatrique de Mons-Borinage’. Ils n’ont pas eu beaucoup de difficulté à rassembler les 1.500 euros de dons nécéssaires à leur participation. “Notre employeur a mis la somme de départ pour les cinq équipes de notre enterprise. On s’implique donc en interne dans l’aventure.” Le premier but est posé : atteindre la ligne d’arrivée.

Texte : Angelique Deserranno Traduction Française : Céline Remy