A Dour, les jeunes se mouillent pour l’agriculture paysanne !
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Des vaches dans un festival de musique ? C’est un spectacle auquel les festivaliers de Belgique sont désormais familiers. Depuis plusieurs semaines déjà, les équipes d’Oxfam-Solidarité sillonnent les festivals pour pousser le public à agir en faveur de l’agriculture paysanne. |
Cette année, 75 jeunes bénévoles ont décidé de participer à la campagne d’Oxfam-Solidarité, « Le commerce du lait : un concentré d’injustices ! ». Symbolisée par la mascotte Leila, une vache à lait européenne exploitée par l’industrie laitière, cette campagne tire la sonnette d’alarme quant à la survie de l’agriculture paysanne belge et mondiale.
« Une des premières raisons de soutenir cette campagne, c’est que je voulais m’impliquer plus concrètement sur cette question brûlante » explique Roxanne, une jeune bénévole. « Oxfam-Solidarité me proposait une très bonne solution. J’ai donc directement dit oui ! ». Marieke, originaire de Flandre, avance d’autres motivations : « Connaître mieux les actions d’Oxfam, comprendre la campagne, rencontrer des gens motivés qui ont encore des idéaux et… rencontrer des francophones ! ».
Tous à Dour pour une autre agriculture !
Du jeudi 17 au dimanche 20 juillet, quinze de ces bénévoles seront présents dans le « village associatif » du festival de Dour pour sensibiliser les festivaliers aux enjeux de l’agriculture paysanne et les pousser à agir.
« En 2007, des milliers de fermes ont été rayées de la carte en Belgique », explique Deborah Myaux, responsable des Campagnes d’Oxfam-Solidarité. « En Flandre, pas moins de 2.000 fermes ont cessé leurs activités, et un bon millier mettent la clé sous la porte chaque année en Wallonie. De manière générale, une ferme disparaît toutes les 60 secondes en Europe. Que ce soit ici ou dans les pays en développement, les exploitations agricoles ont de plus en plus de difficultés à survivre face à la concurrence de l’agriculture industrielle. Ca ne peut plus durer. Il est plus que temps d’agir ! Tel est le message que nous portons auprès des jeunes. »
Pression politique, consommation responsable
Avec sa campagne, Oxfam-Solidarité veut faire pression sur les responsables politiques pour qu’ils mettent en place des politiques agricoles fortes qui permettent à l’agriculture familiale de survivre et de se développer en Europe et dans les pays en développement. Une pétition allant en ce sens est d’ailleurs proposée à signature aux festivaliers. Mais l’ONG veut aussi encourager les citoyens à adopter une consommation responsable, bénéfique pour les petits agriculteurs d’ici et du Sud.
« Avec les modes de production industriels et nos modes de vie, nous oublions peu à peu la nature même de ce que nous mangeons et la réalité de ceux qui produisent notre alimentation », poursuit Deborah Myaux.
« Nous mangeons chaque jour. Nous pouvons donc tous agir pour changer les choses. Par nos choix, nous avons la possibilité de défendre un modèle d’agriculture durable, respectueux des producteurs, de l’environnement et des consommateurs. Du commerce équitable aux achats à la ferme, de nombreuses alternatives existent. Et s’imposent de toute urgence, comme le révèle la crise alimentaire mondiale. »
Plus d’infos :
Deborah Myaux, responsable des Campagnes :
02 501 67 25 — 0479 499 146 — dmy(at)oxfamsol.be
- Rendez-vous au village associatif de Dour du 17 au 20 juillet pour découvrir notre stand et notre campagne.
Notes aux journalistes :
La campagne « Le commerce du lait : un concentré d’injustices ! » a été lancée en 2007 par Oxfam-Solidarité. Près de 30.000 signatures ont déjà été récoltées pour la pétition réclamant d’autres politiques agricoles.
La pétition d’Oxfam-Solidarité sera remise au gouvernement belge en septembre, au terme de cette campagne qui aura duré près de deux ans.
La faim et la sous-alimentation continuent à affecter des centaines de millions de personnes sur terre. Les paysans et leurs familles sont les premières victimes de cette injustice. La seule voie permettant aux producteurs du Nord et du Sud de (sur)vivre est que les États investissent dans des politiques agricoles solides, soutenant les productions locales et protégeant les marchés régionaux. Ce n’est que comme cela que l’agriculture pourra remplir sa mission fondamentale : assurer le droit à l’alimentation.


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