5 choses à savoir sur le sommet de Marrakech

24/11/2016

Que va-t-il se passer avec l’accord historique sur le climat de l’année dernière à Paris? La Belgique en fait-elle autant, plus ou moins que les autres pays ? Cinq choses que vous devez savoir sur le récent sommet sur le climat de Marrakech.

L’année dernière s’est conclu un accord historique sur le climat à Paris : les pays participants se sont engagés à limiter le réchauffement climatique à 2°C – et éventuellement à 1,5°C.

L’accord sur le climat de Paris a été officiellement ratifié en ce mois de novembre. A partir de maintenant, nous devons penser à la manière dont nous allons mettre en œuvre cet accord.

1. Ce 22e sommet sur le climat à Marrakech donne de l’espoir

A Marrakech, les premiers pas pour concrétiser l’accord de Paris ont été posés. Cet accord montre une véritable volonté politique.

Tous les pays ont réaffirmé leur soutien à l’accord de Paris, et ce malgré l’élection du prochain président américain Donald Trump (qui a pourtant dénigré l’accord climatique durant sa campagne).  

2. Il y a encore beaucoup de travail  

A Marrakech, une feuille de route a été lancée. Elle doit permettre d’aboutir en 2018 à des décisions importantes sur la mise en œuvre de l’accord de Paris. Cette préparation aura lieu en 2017 et 2018.

Des étapes ont donc bien été franchies mais il y a encore énormément de travail pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.

Un consensus existe autour du fait que l’argent du « Fonds Climat » est crucial pour protéger les personnes affectées par le changement climatique. Pourtant, les pays riches, qui sont les plus gros pollueurs, rechignent toujours à donner assez d’argent pour que les pays les plus pauvres et les plus vulnérables puissent s’adapter au changement climatique. 

3. Le secteur agricole dans les négociations climatiques

Le secteur agricole est aussi mis à contribution et doit s'adapter pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre mais les discussions à ce sujet à Marrakech ont été décevantes. Vous pouvez lire la réaction complète ici

4. Les pays en voie de développement font mieux que les pays riches 

47 pays, parmi les plus vulnérables au changement climatique, ont formé ensemble le Climate Vulnerable Forum. Ce sont tous des pays en voie de développement. Par exemple, des états insulaires menacés d’être inondés.  Mais aussi des pays en Afrique, Asie et Amérique centrale où les inondations et les sécheresses mènent à des mauvaises récoltes et à des crises alimentaires.

« Le Climate Vulnerable Forum montre le bon exemple », note Brigitte Gloire d’Oxfam. « Ils ont annoncé qu’ils visaient 100% d'énergie renouvelable d’ici 2030 ou 2050. Les pays riches doivent suivre cet exemple. »

5. La Belgique peut faire beaucoup mieux 

La Flandre, Bruxelles et la Wallonie ont décidé d’augmenter leur financement des mesures d’adaptation au changement climatique dans les pays vulnérables.  

Au niveau fédéral, cela semble différent. Le gouvernement belge a signé l’accord de Paris mais hésite à prendre des mesures concrètes. Ces dernières années, la Belgique a même diminué de moitié l’argent versé au Fonds international pour le climat.

« La Belgique doit poursuivre d’urgence une politique conforme à l’accord de Paris. Par exemple, avec  l’amélioration des transports publics et moins de voitures de société polluantes sur la route, nous pouvons réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement fédéral doit agir tout de suite. »