Tous à table !
Le jeu de la ficelle : un outil pour déjouer votre assiette !
"Je suis une belle courgette du Kenya. J’ai besoin de beaucoup d’eau pour pousser. Je suis cultivée par des paysans kényans mais, comme d’autres courgettes, je suis exportée vers les pays riches afin qu’ils puissent nous manger en été comme hiver. J’ai fait 6.000 km avant d’arriver dans vos assiettes ! Malgré le long voyage en camion, en bateau et avion, je suis toujours aussi belle...”
Un jeu pour nous faire réfléchir !
A partir de l’assiette moyenne belge, le jeu de la ficelle tente de nous faire réfléchir sur notre mode de consommation, sur notre rapport au monde, sur le système dans lequel nous vivons. Le jeu révèle les liens indissociables entre les sphères économique, sociale, environnementale et politique de notre société. Il souligne également l’interdépendance de tous les habitants de la planète face au phénomène de la globalisation et du tout-au-marché.
Des thématiques telles que la solidarité, la globalisation, l’écologie, la consommation responsable, la souveraineté alimentaire... peuvent être abordées à partir d’un acte quotidien tout simple : acheter de la nourriture.
Concrètement
Le jeu se joue sous forme de jeu de rôle. Chacun reçoit une fiche d’identité et se place dans un des 3 cercles concentriques : l’assiette, les organisateurs ou le cercle des impacts. Vous voilà donc transformé en une belle courgette du Kenya.
Qui se sent en lien avec la courgette ? Wambe, un enfant du Kenya : “j’habite au Kenya et j’ai 12 ans. J’ai soif ! Quand je me lève le matin, je ne sais jamais si je vais trouver de l’eau potable dans la journée. Pourtant, il y a de l’eau dans mon pays, mais elle ne nous est pas accessible. 70% de l’eau est utilisée pour irriguer les cultures maraîchères qui produisent des fruits et légumes (courgettes, haricots,...) destinés à l’exportation vers les Etats-Unis et l’Europe”.
Oups, la ficelle vous relie au cri de cet enfant et voilà que le pétrole intervient, ensuite le FMI, et puis Pedro, cet ouvrier agricole sans oublier la nappe phréatique, et ... .
La démarche de base consiste donc à énoncer les liens , les impacts et les implications de nos choix de consommation, à les représenter par une ficelle reliant les différents acteurs et interrelation. L’activité se ponctue par une immense toile d’araignée liants les éléments de l’assiette à diverses thématiques : la qualité de l’eau, le FMI, la publicité, la déforestation, la malbouffe, la faim,... . Compréhension, oui mais aussi émotion : injustice, révolte, impuissance,... . Le jeu permet aussi l’expression de ces sentiments divers qui nous traversent.
Pour qui ?
Le jeu de la ficelle s’adresse potentiellement à tous : adultes, étudiants, élèves du secondaire et enfants à partir de 10 ans. Le jeu peut être adapté à tous les âges. Minimum 10 personnes et idéalement plus jusqu’à 20 personnes.
L’approche systémique
Le jeu de la ficelle est un outil pédagogique fondé sur l’approche systémique, une démarche qui nous permet de comprendre comment fonctionnent les systèmes vivants, les sociétés, les groupes, les organisations, mais aussi de mieux cerner le rôle que nous pouvons y jouer, guidés par notre éthique.
Passer à l’action !
Ce jeu permet donc de mieux comprendre les liens du système dans lequel nous vivons. Il permet donc aussi de mieux se positionner, et ouvre la perspective d’actions individuelles ou collectives. Alors, envie de devenir un consom’acteur ?
Tous les détails sur le jeu
Tu veux organiser ce jeu dans ton école, pour ton mouvement de jeunesse, ta maison de quartier ou à tout autre événement, contacte-nous chez Oxfam-Solidarité au 02/501.67.11
Les initiateurs
Ce jeu a été conçu par Quinoa asbl et Rencontre des Continents asbl.
Le jeu Le carnet pédagogique Les intercalaires


